Chine: le créateur des premiers bébés génétiquement modifiés condamné à 3 ans de prison

En 2018, le biophysicien chinois He Jiankui annonce la naissance de deux bébés génétiquement modifiés et suscite le mécontentement de la communauté scientifique internationale. Il a été condamné lundi à trois ans de prison.
30 déc. 2019, 08:53
/ Màj. le 30 déc. 2019 à 08:53
Trois bébés génétiquement modifiés sont nés à la suite des recherches de He Jiankui. (Archives)

Le chercheur chinois qui a mis au monde l’an dernier les premiers bébés génétiquement modifiés a été condamné lundi à trois ans de prison, a annoncé l’agence Chine nouvelle. Il avait provoqué un scandale planétaire.

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Le chercheur He Jiankui avait annoncé en novembre 2018 être parvenu à mettre au monde des jumelles à l’ADN modifié pour les rendre résistantes au virus du sida dont était infecté leur père. Le gouvernement chinois, accusé à l’époque de laxisme, avait ordonné la suspension des recherches et placé M. He sous enquête policière.

 

 

Il a été condamné par un tribunal de Shenzhen, la métropole du sud du pays où il avait effectué ses travaux, pour «avoir illégalement procédé à la manipulation génétique d’embryons à des fins de reproduction», a précisé l’agence de presse officielle.

Chine nouvelle a ajouté qu’au total trois bébés génétiquement modifiés étaient nés à la suite de ces recherches. Les autorités chinoises avaient confirmé en janvier 2019 qu’une deuxième femme était enceinte d’un enfant à l’ADN modifié, en plus des deux jumelles, mais la naissance de ce bébé n’avait pas été confirmée.