Chine: le procès de Bo Xilai s'ouvre cette semaine

Le procès de Bo Xilai, haut responsable déchu du Parti communiste chinois s'ouvrira jeudi. Les accusations, sans être claires, évoquent des abus de pouvoir et de la corruption.
07 août 2015, 11:41
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La chute de Bo Xilai avait ébranlé tout un pays.

Le procès de Bo Xilai, ancien haut responsable du Parti communiste chinois (PCC), s'ouvrira ce jeudi, a indiqué dimanche l'agence officielle Chine Nouvelle. Une annonce qui intervient, alors que le haut responsable du Parti, Liu Tienan, fait l'objet d'une enquête.

Bo Xilai a été inculpé le mois dernier pour corruption et abus de pouvoir. Âgé de 64 ans, le chef du PCC pour la métropole de Chongqing avait été démis de ses fonctions en 2012.

Bo Xilai, dont la chute spectaculaire avait ébranlé tout le pays l'an dernier, "sera soumis à un procès public" devant la Cour intermédiaire de Jinan, dans la province du Shandong (est), a précisé Chine nouvelle, se référant à une information du tribunal.

Abus de pouvoir

Les autorités ont donné peu de détails sur les faits qui sont reprochés à Bo Xilaiâgé. Selon le magazine "Caijing", il est accusé d'avoir abusé de ses fonctions pour empêcher une enquête sur son épouse. Celle-ci a été condamnée pour le meurtre l'année précédente d'un homme d'affaires britannique, Neil Heywood.

Les accusations de corruption concernent des actes commis lorsque Bo Xilai était maire du port de Jalian, avant la prise de ses fonctions à Chongqing. Selon "Caijing" et le journal hong-kongais "South China Morning", il est accusé d'avoir reçu plus de 20 millions de yuans (3 millions de francs) de pots-de-vin, et détourné plus de 5 millions de yuans à son profit.

Avant sa chute, l'ancien cadre du PCC était considéré comme l'une des principales figures de la nouvelle génération de dirigeants. Il était apprécié pour ses discours et mesures populistes qui tranchaient avec la rhétorique prudente des courants qui dominent le parti.

M. Wang n'a pas été vu en public depuis des mois. Aux dernières nouvelles, il avait essayé en février 2012 de demander l'asile politique dans un consulat américain.

Enquête pour corruption

Dans la foulée de ce plus important scandale politique de Chine depuis des décennies, une autre affaire refait également surface. L'ex-directeur adjoint de la puissante agence de planification chinoise, expulsé des rangs du Parti communiste début août, fait l'objet d'une enquête judiciaire pour corruption, a indiqué Chine Nouvelle.

Membre de la direction de la Commission nationale pour la réforme et le développement (NDRC), qui approuve tous les grands projets industriels en Chine, Liu Tienan avait été limogé en mai. A l'instar de Bo Xilai, il est notamment accusé d'avoir reçu des pots-de-vin.