Colombie: Santos refuse un cessez-le-feu proposé par la guérilla marxiste

Le cessez-le-feu proposé par les FARC est irréaliste aux yeux du président colombien Juan Manuel Santos.
06 août 2015, 11:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le président colombien Juan Manuel Santos a demandé aux FARC de faire preuve de réalisme dans leurs négociations pour la paix.

Le président colombien Juan Manuel Santos a appelé jeudi les Farc au réalisme en vue des négociations de paix. Il a notamment refusé d'accepter un cessez-le-feu proposé par la guérilla avant de parvenir à un accord final pour mettre fin à un demi-siècle de conflit.

"Cela doit être une table (de négociations) sérieuse, réaliste et efficace. Si nous entendons des propositions qui ne sont pas réalistes, le processus ne va pas être efficace", a lancé M. Santos, en réaction aux propos tenus par la rébellion marxiste lors d'une conférence de presse à La Havane.

Le chef de l'Etat a réaffirmé son opposition à cessez-le-feu rapide, que les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont proposé d'instaurer dès le début des pourparlers, prévus à partir d'octobre en Norvège puis à Cuba. "Ce n'est pas viable, ce n'est pas réalisable", a-t-il souligné, lors d'un discours devant une cinquantaine de généraux réunis au fort de Tolemaida, centre d'entraînement des armées, au sud-ouest de Bogota.

Les prochaines négociations constituent la quatrième tentative de négociations avec les Farc, principale guérilla de Colombie qui compte quelque 9.200 combattants après 48 ans d'existence.

M. Santos a même appelé les soldats à "intensifier leurs actions" face à la principale guérilla du pays, dont les troupes ont fondu de moitié en dix ans à la suite d'une série de revers militaires. "Il n'y aura aucun cessez-le-feu, rien, tant qu'on arrivera pas à l'accord final", a-t-il martelé.