Corée du Nord: Kim Jung-un dit avoir libéré un prisonnier américain, Jeffrey Fowle, sur demande d'Obama

Jeffrey Fowle, détenu dans les prisons nord-coréennes depuis mai dernier, a été libéré par la Corée du Nord. Selon le dictateur Kim Jong-un, c'est un signe de bonne volonté à l'égard des Etats-Unis.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Jeffrey Fowle est arrivé aux Etats-Unis mercredi matin, après avoir passé 6 mois dans les prisons nord-coréennes.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jung-un a décidé de libérer l'Américain Jeffrey Fowle après avoir pris en considération les "demandes répétées" du président américain Barack Obama, a rapporté mercredi l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Le criminel a été rendu aux Etats-Unis dans le cadre d'une procédure légale appropriée", écrit KCNA, confirmant l'annonce par Washington de la libération de Jeffrey Fowle arrêté en mai dernier pour avoir laissé une Bible dans un club pour marins étrangers à Chongjin, ville portuaire du nord-est de la Corée du Nord.

M. Fowle est arrivé aux Etats-Unis mercredi matin, ont montré des images des télévisions américaines. L'avion qui le ramenait a atterri dans l'Etat de l'Ohio.

S'exprimant après la libération de Jeffrey Fowle, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dit espérer que les négociations sur le programme nucléaire nord-coréen puissent reprendre rapidement.

"Nous espérons que la dynamique puisse se développer au cours des prochaines semaines ou prochains mois, permettant un retour aux négociations, ce à quoi les Etats-Unis sont tout à fait prêts", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Berlin.

Le secrétaire d'Etat américain a dit être en contact avec les familles des deux autres Américains détenus en Corée du Nord et espérer leur libération prochaine. Matthew Miller a été arrêté en avril dernier lors d'un autre incident.

Kenneth Bae, un missionnaire arrêté en novembre 2012 alors qu'il guidait un groupe de touristes en Corée du Nord et qui a la double nationalité américaine et sud-coréenne, a été condamné en mai 2013 à quinze ans de travaux forcés pour complot contre la sûreté de l'Etat.