Corruption: Transparency International nomme José Ugaz à sa tête

Le Péruvien José Ugaz a été élu dimanche président de Transparency International. La nomination du juriste est le signe d'une orientation plus militante et moins diplomatique dans la manière de lutter contre la corruption.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La présidente Huguette Labelle (ici avec son prédécesseur Peter Eigen) devra passer la main à José Ugaz.

Le nouveau président, qui a notamment dirigé l'enquête pour corruption et violation des droits de l'homme contre l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, a obtenu 75 voix, contre 49 à l'ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le Français Pascal Lamy.

José Ugaz, 55 ans, remplace la Canadienne Huguette Labelle. La Russe Elena Panfilova, qui dirigeait la branche russe de TI, a été élue à la vice-présidence.

En tant qu'ancien dirigeant de la section péruvienne de TI, José Ugaz représente une nouvelle génération qui a fait sienne la nouvelle orientation de l'ONG vers une approche plus militante, à la recherche de la tolérance zéro pour les contrevenants à la loi.

Fondé en 1993 par Peter Eigen, un juriste allemand qui travaillait pour la Banque mondiale, TI vise à promouvoir la transparence et à lutter contre la corruption à tous les niveaux et dans tous les domaines de la société. L'organisation dispose aujourd'hui de sections dans une centaine de pays, dont une en Suisse.