Crash au Mali: enquêteurs et représentants de victimes sur place

Des représentants des 118 victimes du crash d'un avion au Mali se sont rendus samedi sur le site de la catastrophe. Des enquêteurs sont également attendus.
07 août 2015, 14:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Aucune explication n'est pour l'heure disponible sur la cause du crash.

Des représentants des 118 victimes du crash d'un avion d'Air Algérie dans le nord du Mali se sont rendus samedi sur le site de la catastrophe. Des enquêteurs, notamment français, étaient aussi attendus sur place pour un travail qui s'annonce délicat en raison de la désintégration de l'appareil.

Un représentant de la France, un du Liban et un des familles burkinabé ont quitté Ouagadougou samedi peu après 09 heures à bord d'un hélicoptère pour la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali) où l'avion s'est écrasé jeudi, selon un responsable de la cellule de crise mise en place au Burkina Faso.

Leurs identités n'ont pas été précisées. Un autre voyage est prévu dans la journée, à une heure encore indéterminée, selon la même source.

Le gouvernement burkinabé avait annoncé sa décision de conduire sur le site du crash un nombre réduit de représentants de victimes vendredi, au retour d'une délégation conduite sur place par le président burkinabé Blaise Compaoré.

"Nous faisons tout pour que les familles puissent constater ce qui s'est passé sur le terrain", avait dit le ministre burkinabé de l'Administration territoriale et de la Sécurité, Jérôme Bougouma.

Récupération des corps "très difficile"

Le général Gilbert Diendiéré, chef d'état-major particulier à la présidence burkinabé, également membre de la délégation, avait averti que la récupération des corps s'annonçait "très difficile". "Nous avons vu seulement des morceaux de chair humaine qui jonchaient le sol", avait-il dit.

L'avion, loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi. 50 minutes après son décollage, il s'est écrasé au-dessus du territoire malien, dans la zone de Gossi, proche de la frontière avec le Burkina Faso.

A bord, se trouvaient 118 personnes, dont notamment 54 Français, 23 Burkinabè et une Suissesse. Il n'y a pas eu de survivant. A Paris, les familles des victimes françaises devaient être reçues par le président François Hollande samedi après-midi.

Gendarmes français attendus

Vingt gendarmes et policiers français, de même qu'une équipe du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français, étaient attendus sur place dans la journée de samedi. Ils devront notamment s'atteler à l'identification des victimes.

Aucune explication n'était pour l'heure disponible sur la cause du crash. Samedi, proches des victimes et experts espéraient trouver des réponses grâce à une des deux boîtes noires qui a été récupérée par des militaires français dépêchés sur le site et, selon François Hollande, "acheminée vers Gao". D'après le président français, toutes les hypothèses, notamment climatiques, sont étudiées.