Crise migratoire: la Hongrie et la Slovaquie seront bel et bien obligées d’accueillir des réfugiés

La Hongrie et la Slovaquie devront, contre leur volonté, accueillir des réfugiés en appliquant le plan de répartition obligatoire destiné à l'UE. La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté leurs recours mercredi.
06 sept. 2017, 10:38
/ Màj. le 06 sept. 2017 à 10:42
La Hongrie et la Slovaquie refusaient d'accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce, comme l'impose un plan européen de 2015. (illustration)

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rejeté mercredi "dans leur intégralité" les recours déposés par la Hongrie et la Slovaquie, avec le soutien de la Pologne, pour ne pas appliquer le plan de répartition obligatoire des réfugiés à travers l'UE.

La justice européenne estime dans un arrêt rendu mercredi que le mécanisme dénoncé par les deux Etats membres "contribue effectivement et de manière proportionnée" à soulager la Grèce et l'Italie, débordées par l'afflux de migrants.

 

 

Fin juillet, l'avocat général de la CJUE, Yves Bot, dont l'avis n'est pas contraignant mais généralement suivi par le tribunal, avait rejeté les arguments présentés par Bratislava et Budapest.

Pour clore le sujet

La question divise le bloc européen depuis plus de deux ans et les hauts responsables de l'UE espèrent que la décision de la CJUE permettra de clore le sujet et de reprendre les discussions sur la politique d'asile en Europe. Les gouvernements du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque, Slovaquie) sont fermement opposés au plan de relocalisation des migrants et réfugiés dans l'UE, adopté lors de la crise migratoire de 2015.

Depuis 2014, l'UE a accueilli plus de 1,7 million de migrants et réfugiés en provenance du Moyen-Orient et d'Afrique. Mais après l'afflux massif de 2015, le nombre d'arrivées a baissé régulièrement. La Commission européenne a précisé en juillet qu'environ 24'700 personnes avaient été transférées hors d'Italie et de Grèce en vertu de son plan de relocalisation, au lieu des 120'000 prévues.