Des journalistes italiens appelés à une grève nationale

Les journalistes italiens sont appelés à faire grève lundi pour protester contre une proposition de loi qui prévoit des peines de prison pour les rédacteurs accusés de diffamation.
06 août 2015, 15:11
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Clockwise from top left, Italian dailies titles starting from Italy's leading newspaper Corriere della Sera: "Triumph of the yes, a hit to the government", La Repubblica: "Avalanche of yes, a slap to Berlusconi", Il Messaggero: "Yes wins, a hit to Berlusconi", La Stampa: "Boom of yes, message to the govenment", Avvenire: "Referendum, the yes win", and Berlusconi's family paper Il Giornale: "The referendums pass, Fear has won", in Rome, Tuesday, June 14, 2011, a day after the results of four referendums. Analysts are calling Premier Silvio Berlusconi's defeat in four referendums "The Italian Spring." After Berlusconi's long years in power, the electorate rose up in voting Sunday and Monday and overturned laws passed by his government to revive nuclear energy, privatize the water supply and help him avoid prosecution. After such a clear-cut result, quite unusual for Italy, the country's leading newspaper Corriere della Sera concluded Tuesday Italy was witnessing "The sunset of a long season." (AP Photo/Andrew Medichini)

Le principal syndicat de journalistes italiens appelle à une grève nationale lundi pour protester contre une proposition de loi qui prévoit des peines de prison pour les journalistes accusés de diffamation et une amende pour les rédacteurs en chef.

La Fédération nationale de la presse italienne a dénoncé jeudi une atteinte à la liberté d'expression. Les radios, les télévisions, les journaux ainsi que les agences de presse seront concernés par la grève.

Le Sénat doit voter lundi une mesure qui prévoit jusqu'à un an de prison pour les journalistes accusés de diffamation et une amende de plus de 60'000 francs pour les rédacteurs en chef. Le syndicat réclame le même traitement pour les deux postes.

Le Parlement va modifier la loi après qu'un rédacteur en chef d'une journal conservateur a été condamné à 14 mois de prison pour diffamation. L'affaire avait été dénoncée par Reporters sans frontières.