Des milliers de registres de condoléances rendent hommage à Nelson Mandela

Pour rendre hommage à Nelson Mandela décédé le 5 décembre 2013, des registres de condoléances ont été signés par des milliers de personnes à travers le monde.
07 août 2015, 14:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
A child draws in the condolence register on a page where her mother left a message for "Tata" or "Father" Mandela at the Nelson Mandela Centre of Memory in Johannesburg, South Africa, Saturday Dec. 7, 2013. Flags were lowered to half-staff and people in black townships, in upscale mostly white suburbs and in South Africa's vast rural grasslands commemorated Nelson Mandela with song, tears and prayers on Friday while pledging to adhere to the values of unity and democracy that he embodied. (AP Photo/Peter Dejong)

Quelque cinq mille registres de condoléances ont été signés à travers le monde depuis le décès de Nelson Mandela le 5 décembre 2013, il y a une année. Des pages calligraphiées d'où jaillissent la gratitude, l'admiration et l'inspiration suscitée par le père de l'Afrique du Sud démocratique.

Vibrante Babel d'hommages, ces registres étaient en partie exposés à partir de jeudi au Centre pour la mémoire Nelson Mandela à Johannesburg où l'on peut également réécouter certains des 11'000 messages laissés sur le répondeur de la fondation.

Soixante-six mille emails ont aussi été envoyés à l'époque, précise Razia Saleh, l'archiviste de la fondation, et sur plusieurs mètres de long, un mur tendu devant le Parlement sud-africain au Cap couvert de messages.

Des registres ont été ouverts partout, de Santiago du Chili à Tachkent en Ouzbékistan. Des messages rédigés dans les langues les plus exotiques, parfois ponctués de coeur, reliés sous couverture cuir à tranche dorée, ou simple classeur plastique.

Avec son stylo, débordant les lignes, Eihan Siemmel, petit Sud-Africain de 7 ans, a écrit: "Chanter l'hymne national fait de moi un bon joueur de cricket. Je le fais pour toi, Mandela". Plus loin, Ketso, 4 ans, a dessiné une tête souriant de toutes ses dents, hommage à ce sourire venant de l'âme qui frappait les interlocuteurs du prix Nobel.

"Enfin libres"

"Adieu et garde ton sourire. Nous ne permettrons jamais que ton héritage soit détruit", signe T.C. "Madiba, ons waardeer dre voorbeeld en menslikheid. Dankie, Dankie, Dankie" (Madiba, nous chérissons ton exemple et ton humanité. Merci), enchaînent en afrikaans Louwtje et Bettie, des descendants de colons néerlandais.

"Cher Madiba, notre roi d'Afrique, notre humble serviteur", déclare un autre Sud-Africain, remerciant l'ancien président d'avoir pu étudier à l'université grâce à lui.

La plupart de ses compatriotes ont remercié, parfois avec des détails très concrets, pour les changements apportés par la fin de l'apartheid, dans leur vie ou dans le pays. "Finalement, nous sommes libres", résume Lwazi.