Draghi fait monter la pression sur la Grèce

La pression monte de plus en plus sur Athènes. Plusieurs responsables financiers réclament des réformes venant de la Grèce elle-même.
07 août 2015, 15:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), lors des réunions semi-annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Washington.

Le président de la BCE Mario Draghi a assuré samedi que la réponse à la crise en Grèce était "dans les mains du gouvernement grec". Il a ajouté qu'"il faut beaucoup plus de travail et c'est urgent".

"Nous voulons tous que la Grèce réussisse" à sortir de la crise, a-t-il dit à Washington. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) s'exprimait à l'occasion des réunions semi-annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

Elles ont été l'occasion pour plusieurs responsables financiers de haut vol de faire monter la pression sur Athènes, en réclamant des réformes, et en relativisant l'impact économique qu'aurait une détérioration de la situation.

M. Draghi a estimé qu'il fallait "rétablir le dialogue", alors que les créanciers internationaux attendent de la Grèce une liste de réformes, avant de délivrer au pays une aide de 7,2 milliards d'euros dont il a cruellement besoin.

Ciblée par plusieurs Etats

Le chef de la BCE a également demandé des réformes "chiffrées" et a exigé que le gouvernement de la gauche radicale Syriza soit attentif à "l'impact budgétaire" de ses propositions.

Refusant de spéculer sur un défaut de paiement de la Grèce, synonyme presque certain de sortie de l'euro, M. Draghi a toutefois estimé que la zone euro s'était dotée d'instruments face au risque de contagion, qui "seraient utilisés en cas d'escalade de la crise".

Avant lui, les Etats-Unis, l'Allemagne et la France avaient déploré les trop maigres progrès dans les discussions autour des réformes en Grèce.