Ebola: l'ONU se prépare à affronter une flambée du virus

Alors que le Sénégal ferme sa frontière avec la Guinée, les Nations Unies se préparent à affronter une flambée du virus Ebola au niveau planétaire.
07 août 2015, 14:07
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le bidonville de West Point, à Monrovia, au Libéria, semble être l'un des points de propagation de l'épidémie. Le gouvernement l'a mis en quarantaine.

Le coordinateur de l'ONU contre le virus Ebola veut être prêt à "affronter une flambée si nécessaire" de l'épidémie, alors que le Sénégal vient de fermer ses frontières avec la Guinée. De son côté, Kinshasa a annoncé 13 morts de fièvre "d'origine indéterminée".

"Ce que je suis déterminé à faire est d'assurer que chaque élément de notre appareil est à son niveau optimal afin de pouvoir affronter une flambée si nécessaire", a déclaré le Dr Nabarro lors d'une escale à l'aéroport de Conakry, à destination de Monrovia.

"Soit nous sommes proches d'un palier (dans la propagation de l'épidémie), mais ensuite elle retombera, soit nous sommes dans une phase, à un point d'inflexion, où elle va augmenter, mais je ne peux absolument pas me prononcer", a averti l'épidémiologiste britannique.

Le Dr David Nabarro est arrivé jeudi soir au Liberia, première étape d'une tournée dans les quatre pays d'Afrique de l'Ouest dépassés par l'ampleur de l'épidémie. Après Monrovia, il se rendra à Freetown, Conakry et Abuja, prévoyant de séjourner deux jours dans chaque pays.

 

"Grande rigueur"

En Guinée, où la maladie s'est déclarée au début de l'année, une centaine de médecins (civils et militaires) et de volontaires se sont déployés sur 41 postes d'entrée et de contrôle aux frontières avec le Liberia et la Sierra Leone, en vertu de l'état d'urgence sanitaire décrété le 13 août.

"II faut que toute personne, guinéenne ou étrangère, vivant en dehors de nos frontières et désirant rentrer dans notre pays soit examinée avec la plus grande rigueur", a affirmé le ministre de la Santé, Rémy Lamah. Ebola a fait au moins 1350 morts, dont 576 au Liberia, 396 en Guinée et 374 en Sierra Leone, selon le dernier bilan de l'OMS, arrêté au 18 août.

13 cas indéterminés

Par ailleurs, le ministre congolais de la Santé, le Dr Félix Kabange Numbi, a annoncé jeudi soir que treize personnes sont mortes d'une fièvre hémorragique "d'origine indéterminée" depuis le 11 août dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Quelque 80 autres personnes qui ont été en contact avec les malades décédés sont également suivies à leur domicile, a-t-il ajouté.

Le virus Ebola a été découvert pour la première fois en 1976, dans la province congolaise de l'Equateur (nord-ouest). Depuis, la République démocratique du Congo (RDC) a connu plusieurs épidémies meurtrières. La dernière a fait officiellement 36 morts d'août à novembre 2012 dans le Nord-Est.

Une lueur d'espoir: deux Américains infectés ont été guéris.