Egypte: armes trouvées dans le siège des Frères musulman, QG fermé

En place depuis moins d'une semaine, les autorités égyptiennes ont décidé de fermer le siège des Frères musulmans ce lundi. Elles y auraient trouvé des armes et des liquides inflammables.
07 août 2015, 11:33
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le siège du parti des Frères musulmans au Caire a été fermé sur décision des autorités en place depuis moins d'une semaine en Egypte. Celles-ci auraient découvert des armes à l'intérieur du QG.

Le siège du parti des Frères musulmans au Caire a été fermé sur décision des autorités en place depuis moins d'une semaine en Egypte. Celles-ci auraient découvert des armes à l'intérieur du QG, a indiqué lundi un haut responsable de la sécurité.

La police a trouvé "des liquides inflammables, des couteaux et des armes" dans les locaux du parti de la justice et de la liberté (PLJ), la vitrine politique de la confrérie, a précisé cette source.

Par ailleurs, Mohamed ElBaradei, toujours pressenti pour devenir le Premier ministre de transition de l'Egypte après la destitution de l'ancien président Mohamed Morsi, a réclamé lundi l'ouverture d'une enquête sur les violences sanglantes survenues lundi aux abords du quartier général de la Garde républicaine, où se trouverait M. Morsi.

"La violence engendre la violence et doit être condamnée avec fermeté. Une enquête indépendante s'impose. La transition pacifique est la seule voie", a écrit le lauréat du prix Nobel sur son compte Twitter.

Condamnation turque

Par ailleurs, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a condamné les violences qui auraient fait 42 morts lundi matin au Caire, parlant de "massacre" et invitant les autorités égyptiennes à prendre des mesures d'apaisement. Ce bilan, non confirmé de source indépendante, a été communiqué par le PLJ.

"Au nom des valeurs fondamentales de l'humanité dont nous nous faisons les avocats, je condamne fermement le massacre qui a eu lieu en Egypte lors de la prière du matin", a écrit sur Twitter le chef de la diplomatie turque. M. Davutoglu demande le lancement d'un processus de normalisation politique qui respecte la volonté des Egyptiens.