Election française: le candidat d'extrême gauche, Philippe Poutou, reprend le travail à l'usine

Philippe Poutou, a repris le travail mercredi à l'usine Ford de Blanquefort (sud-ouest)après avoir recueilli 1,15 % des voix le 22 avril.
05 août 2015, 16:44
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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L'ancien candidat d'extrême gauche à la présidentielle en France, Philippe Poutou, a repris le travail mercredi à l'usine Ford de Blanquefort (sud-ouest), après un congé lié à la campagne électorale. Il avait recueilli 1,15 % des voix le 22 avril lors du premier tour de l'élection.

"(Je suis) content d'aller revoir les copains, les collègues. Je sais qu'il va y avoir des discussions. Ils ont suivi ça de près, pour beaucoup en tout cas. Il va y avoir des discussions qu'il n'y aurait pas eu si je n'avais pas été candidat", a déclaré Philippe Poutou à son arrivée sur le site de l'usine, près de Bordeaux.

"Tu nous a manqué!", lui a lancé un collège à son arrivée dans cette usine qui fabrique des boîtes de vitesse où il travaille depuis 15 ans, se disant "très très fier de lui", au micro de la radio France Bleu Gironde.

"Je ne sais pas du tout ce que ça change chez moi, je sais qu'il y a une expérience vécue, il y a quelque chose qui ne s'oubliera pas comme ça", a dit M. Poutou, qui est aussi responsable syndical au sein de l'entreprise qui emploie un millier de salariés.

Soutien à Hollande

Philippe Poutou, 45 ans, s'était mis en congé de l'usine pour défendre le programme du Nouveau parti anticapitaliste, l'un des multiples courants de la galaxie trotskiste, qui préconise l'expropriation des banques, l'annulation de la dette et l'interdiction des licenciements.

Avec son sourire timide, son langage spontané et sa franchise candide, Philippe Poutou n'a rien d'un professionnel de la politique. Mais après avoir été traité avec condescendance par les médias en début de campagne - lui dénonce un "mépris social" -, il s'est taillé un joli succès lors de ses apparitions à la télévision.

Mardi, Philippe Poutou a estimé en marge du défilé du 1er mai pour la fête du travail que "le bulletin de vote (du candidat socialiste François) Hollande, c'est un outil pour dégager (le président sortant Nicolas) Sarkozy" lors du second tour de la présidentielle le 6 mai.