Espace: Schiaparelli devrait se poser sur mars mercredi

Le premier engin européen à se poser sur Mars s'est séparé de sa sonde, il a trois jours pour mener à bien sa mission.
16 oct. 2016, 18:22
/ Màj. le 16 oct. 2016 à 18:25
Schiaparelli et la sonde TGO se sont séparés dimanche.

Après un voyage de sept mois pour rejoindre Mars, l'atterrisseur européen Schiaparelli s'est séparé dimanche après-midi de la sonde TGO. Si tout va bien, l'engin devrait se poser en douceur sur la planète rouge mercredi.

Pendant ce temps, la sonde européano-russe TGO (Trace Gas Orbiter) restera en orbite. Elle devra "renifler" l'atmosphère martienne pour détecter notamment du méthane, dans l'espoir de trouver des indices d'une forme de vie actuelle.

Cette sonde est munie qu'une caméra haute définition fournie par la Suisse. Selon Nicolas Thomas, scientifique de l'Université de Berne en charge de cet instrument, la caméra peut distinguer avec précision et en couleur des objets de la taille d'une voiture situés à 100 kilomètres de distance.

Jusqu'à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui sont parvenus à fonctionner. Il y a treize ans, la sonde européenne Mars Express avait largué le mini-atterrisseur Beagle 2 qui n'a jamais donné signe de vie.

L'atterrissage sur Mars n'est pas chose aisée. La descente de Schiaparelli pourrait être compliquée par la météo si une tempête martienne survenait.

Schiaparelli, qui a une masse de 577 kilos au départ, est une capsule de 2,40 mètres de diamètre qui ressemble un peu à "une piscine gonflable pour bébé". Si tout va bien, il devrait entrer dans l'atmosphère martienne à une vitesse de 21'000 km/h mercredi.