Etats-Unis: pas de crèche de Noël sur le front de mer de Santa Monica

Les chrétiens de Santa Monica ne pourront pas ériger leur crèche de Noël sur le Palisades Park comme ils le font depuis 59 ans. Ainsi en a décidé la justice américaine.
06 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
FILE - In this Dec. 13, 2011 file photo, a woman walks past a two of the traditional displays showing the Nativity scene along Ocean Avenue at Palisades Park in Santa Monica, Calif. Avowed atheist Damon Vix last year won two-thirds of the booths in the annual, city-sponsored lottery to divvy up spaces in the live-sized Nativity display.  But he only put up one thing: A sign that read "Religions are all alike - founded on fables and mythologies." Vix left the rest of his allotted spaces empty, and in so doing, upended a Christmas tradition that began in Santa Monica nearly 60 years ago. (AP Photo/Ringo H.W. Chiu, file)

Une juge fédérale américaine a débouté lundi une association de chrétiens qui réclamaient le droit d'ériger, comme ils le font depuis 59 ans, une crèche dans un parc public de Santa Monica. Elle a cependant précisé qu'ils pouvaient le faire sur des terrains privés.

Le Palisades Park, qui surplombe l'océan Pacifique dans cette station balnéaire californienne située à l'ouest de Los Angeles, fait l'objet d'une bataille rangée entre chrétiens et athées depuis plus d'un an. Les seconds reprochent aux premiers d'utiliser l'espace public pour faire du prosélytisme.

Pour couper court aux polémiques, la municipalité de Santa Monica avait décidé en juin d'interdire toute installation dans le Palisades Park. Les associations de chrétiens s'étaient alors tournées vers la justice pour casser la décision de la ville, au nom de la liberté d'expression et de culte.

Premier Amendement raboté

Mais lundi, la juge a débouté l'association, qui ne pourra pas ériger sa crèche de Noël pour les fêtes. Une nouvelle audience a été fixée au 3 décembre, mais les partisans de la crèche, qui promettent de faire appel, ne sont guère optimistes.

Cette décision "revient à raboter les droits du Premier Amendement" de la constitution américaine, qui garantit notamment la liberté d'expression et de culte, a affirmé l'avocat de l'association des chrétiens.