Felix Baumgartner, qui avait sauté en parachute depuis l'espace, au coeur d'une polémique sur l'immigration

Le sportif de l'extrême autrichien Felix Baumgartner est au coeur d'une polémique autour de la politique migratoire de l'Europe. L'homme qui a osé sauter en parachute depuis la stratosphère en 2012 a publié lundi sur sa page Facebook une critique virulente, où il traite les dirigeants européens d'idiots. La polémique enfle en Autriche, en Allemagne et en Suisse alémanique, où il est officiellement domicilié.
27 janv. 2016, 08:21
/ Màj. le 27 janv. 2016 à 10:17
Baumgartner avait réalisé en 2012 le plus haut saut en parachute de l'histoire. Un record battu depuis.

Felix Baumgartner est entré dans l'histoire le 14 octobre 2012, lorsqu'il s'est élancé, en parachute, d'une hauteur de près de 40 km. Ce record a été battu depuis et l'Autrichien est quelque peu rentré dans le rang, disparaissant de la Une des médias.

 

Jusqu'à ce lundi, où, le héros autrichien, établi dans le canton de Thurgovie, selon Watson, a publié cette image sur son mur Facebook. 

"Un pays où quelqu'un qui pêche sans permis reçoit une amende et où les gens peuvent passer les frontières sans passeport ne peut être que dirigé par des idiots!"

Ce message a été "aimé" par plus de 40'000 personnes et partagé près de 15'000 fois ce mercredi. Si Baumgartner a des supporters, il s'est aussi attiré les foudres de très nombreux internautes, certains n'hésitant pas à l'insulter copieusement.

Il a alors réagi en justifiant sa prise de position dans un très long post publié ce mardi:

 

Liebe Facebook Freunde, Fans, Hasser, Journalisten, Politiker und Sonstige!Es ist immer wieder erstaunlich welche...

Posté par Felix Baumgartner sur mardi 26 janvier 2016

 

Il commence par "Chers amis Facebook, fans, ennemis, journalistes, politiciens et autres." Puis il se lance dans une interminable tirade où il explique en substance qu'à chaque fois qu'il prend une position politique sur sa page Facebook, il est étonné de voir à quel point les réactions sont violentes. Il affirme qu'il a été traité de "nazi d'extrême droite". "C'est tout ce que vous avez à dire?"

Il justifie ensuite son exil fiscal en Suisse, remis en cause par de nombreux détracteurs, "comme de nombreux sportifs (Schumacher, Vettel, etc...). Au passage Baumgartner vante les mérites de la démocratie directe helvétique. Il s'attaque ensuite à ceux qui le critiquent en disant qu'ils ne sont pas meilleurs que lui, puisqu'ils traversent la frontière pour aller faire le plein d'essence ou qu'ils font leurs achats sur Ebay ou Amazon.

Concernant sa position sur la politique migratoire en Europe, Baumgartner insiste sur le fait que les gouvernements ont le devoir de protéger leurs citoyens et d'assurer la sécurité sur leur territoire. Pour lui, le fait que des centaines de milliers de migrants "infiltrent notre pays (n.d.l.r. l'Autriche), même sans armes" est un réel danger. Il critique dans la foulée la politique d'accueil de Merkel et soutient les gens qui se révoltent contre cet état de fait en Europe, glorifiant au passage le premier ministre hongrois Viktor Orban qui mériterait selon lui le prix Nobel de la paix pour avoir su protéger son pays et son peuple.

Pas une première

Felix Baumgartner n'en est pas à ses premières déclarations politiques enflammées. En 2012 déjà, alors qu'il profitait de l'audience offerte par son record, il déclarait que seule une "dictature modérée" pouvait permettre de résoudre les problèmes économiques et sociaux rencontrés à l'échelle internationale. Selon lui, on ne peut "rien modifier dans une démocratie."