France: la gauche unie pour le deuxième tour des municipales

Après la percée du Front national (FN) au premier tour, le Parti socialiste, les Verts et les Communistes ont décidé de s'unir pour le second tour. Ils ont également prévu de se retirer dans certaines villes pour permettre à la droite de l'emporter face au FN.
07 août 2015, 13:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Face à la percée historique du Front national de Marine Le Pen, la gauche a décidé d'unir ses forces, quitte à favoriser l'élection de candidats de la droite républicaine.

Après la percée du Front national dimanche au premier tour des élections municipales en France, la gauche socialo-verte-communiste a décidé de s'unir pour le second tour. Elle va se retirer de certaines villes, a annoncé lundi le patron du parti socialiste, Harlem Désir.

Cette dernière décision va avoir pour conséquence de favoriser la droite aux dépens du FN. Ce sera le cas à Tarascon et Saint-Gilles, deux localités du sud de la France, a affirmé Harlem Désir.

Dans le premier cas cependant, le PS n'avait pas réussi à atteindre la barre des 10% de suffrages et était éliminé pour le deuxième tour. Il n'avait plus que la possibilité d'appeler à voter pour le candidat de droite au second tour, ce qu'elle n'a pas fait.

Pour Saint-Gilles, la décision de retrait concerne en revanche le maire sortant socialiste, arrivé en troisième position avec 23,14% des voix derrière le FN (42,57%) et la liste de droite UD-UMP (25,36%).

Faire barrage au FN

Il faut "tout faire pour empêcher que le FN ne prenne des villes", a déclaré Harlem Désir. "Là où il y a un risque que le FN l'emporte et où nous sommes arrivés en troisième, nous prendrons la décision qui est nécessaire", a-t-il ajouté.

Harlem Désir a aussi annoncé que le PS, Europe-Ecologie les Verts (EELV, membre de la majorité) et le Parti communiste (opposition) avaient aussi "décidé du rassemblement le plus large" possible pour le deuxième tour dimanche.

"Ensemble, nous avons décidé le rassemblement le plus large et j'appelle partout à ce rassemblement et à la fusion des listes de gauche. Parce que c'est la condition de la mobilisation dimanche prochain, c'est la condition de la victoire et surtout c'est la condition de l'action pour nos concitoyens pendant les six ans qui viennent", a précisé le patron du PS.

Le premier tour des élections municipales en France, premier test électoral pour le président socialiste François Hollande, a été marqué par une abstention record, une percée de l'extrême droite européenne et un lourd désaveu de la politique de gauche menée depuis 2012.