France: le complotiste Rémy Daillet inculpé pour projet de coup d’Etat et attentats

Figure des milieux complotistes, le Français Rémy Daillet est soupçonné d’être le cerveau d’un groupe d’ultradroite qui projette des actions violentes. Déjà en détention dans le cadre de l’affaire de l’enlèvement de la petite Mia, le Français a été mis en examen vendredi.
22 oct. 2021, 13:03
/ Màj. le 23 oct. 2021 à 07:13
Rémy Daillé avait été mis en examen dans l'affaire de la petite Mia au printemps.

Une figure des milieux complotistes en France, Rémy Daillet, déjà incarcéré dans une affaire d’enlèvement d’enfant, a été mis en examen vendredi pour des soupçons cette fois-ci de projets d’attentat. Il a été écroué.

Soupçonné d’avoir organisé l’enlèvement au printemps d’une fillette Mia, retrouvée avec sa mère en Suisse et inculpé à Nancy dans cette affaire, Rémy Daillet a été mis en examen vendredi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et de nouveau placé en détention provisoire.



Dans ce dossier, il est accusé d’avoir envisagé des «projets de coups d’État et d’autres actions violentes», dont un attentat contre une loge maçonnique de l’est de la France, selon une source proche du dossier. L’homme conteste les faits.

Sa secrétaire, âgée de 67 ans, interpellée mardi dans l’Aude où elle réside, a, elle aussi, été mise en examen du même chef d’accusation, mais elle a été placée sous contrôle judiciaire. Selon des sources proches du dossier, Rémy Daillet est soupçonné d’être «le cerveau» d’un groupe projetant des actions violentes.

Un «prisonnier politique»

Cela porte à quatorze le nombre de personnes appartenant à l’ultradroite mises en examen dans cette affaire. Les précédentes mises en examen datent du 8 octobre. Il s’agit de quatre hommes, dont deux militaires.



Convaincus que le président français «Emmanuel Macron est au service de l’argent et qu’il faut en finir avec le grand capital», ces hommes avaient «l’idée d’un coup d’État, d’un renversement du gouvernement français».

Parmi les cibles des mis en cause dans ce dossier figuraient entre autres des antennes 5G, des centres de vaccination, des journalistes et des personnalités, avaient ajouté deux sources proches de l’enquête.