France: un détenu de la prison de Sequedin s'évade à l'aide d'explosifs

Vers huit heures ce samedi matin, un détenu de la prison de Sequedin à Lille s'est évadé en faisant sauter la porte de la prison à l'explosif. Il a prix cinq otages qu'il a libéré par la suite.
07 août 2015, 11:14
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Un détenu a réussi à s'évader samedi matin à l'aide d'explosifs de la prison de Sequedin (photo d'illustration), dans la banlieue de Lille, dans le nord de la France.

Un détenu a réussi à s'évader samedi matin à l'aide d'explosifs de la prison de Sequedin, dans la banlieue de Lille (nord de la France). Il a pris cinq personnes en otages et les a libérées peu après son évasion.

Vers 8 heures, la porte principale de la maison d'arrêt a été ouverte à l'explosif et à l'arme lourde. Le détenu a réussi à prendre cinq membres du personnel de la prison en otage et à sortir de l'enceinte, a précisé la préfecture du Nord.

"La prise d'otage a eu lieu à l'issue d'un parloir", a indiqué Nicolas Caron, délégué régional de FO Pénitentiaire. "Nous ne sommes pas équipés pour pouvoir détecter des explosifs."

Quatre ont été relâchés immédiatement. Un cinquième a été pris en otage dans une voiture et libéré sur l'autoroute quelques kilomètres plus loin, au sud de Lille. L'évadé a ensuite pris la fuite dans un deuxième véhicule qui l'attendait. La police a déployé un dispositif important pour tenter de le localiser.

Condamné en 1999 pour une affaire de braquage à 18 ans de prison, il avait été libéré en 2009 avant d'être réincarcéré en juillet 2011 pour ne pas avoir respecté les mesures d'une libération conditionnelle.

Le détenu de 38 ans est soupçonné par les policiers d'être impliqué dans la mort d'une policière municipale dans le Val-de-Marne en 2010 lors d'une tentative de braquage.

Manque de fouille générale

Dans un communiqué, la CGT Pénitentiaire pointe un manque de moyens et de systèmes adaptés. Les fouilles intégrales sur les personnes détenues n'ont pas été remplacées par du matériel de détection adéquat et performant, regrette l'organisation syndicale.

"La CGT pénitentiaire avec d'autres syndicats avaient demandé à plusieurs reprises une fouille générale de l'établissement. Hélas, les organisations syndicales n'ont pas été écoutées et la fouille générale demandée n'a jamais eu lieu."

Interview de Maître Jean-Luis Pelletier, l'avocat de fugitif