Gaza: Appel international à prolonger la trêve pour "24 h renouvelables"

Les ministres des Affaires étrangères réunis samedi à Paris demandent au Hamas et à Israël de prolonger le cessez-le-feu pour "24 heures renouvelables".
07 août 2015, 14:00
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Outre Laurent Fabius (centre) et le secrétaire d'Etat américain John Kerry (à gauche), ont participé à la réunion de Paris leurs homologues de Grande-Bretagne (à droite), d'Allemagne, d'Italie, de Turquie et du Qatar et un représentant de l'Union européenne.

Les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, du Qatar, de Turquie et de plusieurs pays européens, réunis à Paris, ont appelé samedi à prolonger le cessez-le-feu à Gaza entre Israël et le Hamas pour "24 heures renouvelables". La trêve doit s'achever à 19h00 suisses.

La rencontre ministérielle "a permis de dégager des orientations communes pour l'action internationale en faveur d'un cessez-le-feu à Gaza. Tous, nous appelons les parties à la prolongation du cessez-le-feu humanitaire" de 12 heures "qui est actuellement en vigueur, pour 24 heures renouvelables", a affirmé le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, à l'issue de la réunion.

"Tous nous voulons obtenir aussi rapidement que possible un cessez-le-feu durable. Un cessez-le-feu durable négocié qui réponde à la fois aux besoins légitimes israéliens en terme de sécurité et aux besoins légitimes palestiniens en terme d'accès et de développement socio-économique", a-t-il ajouté.

Selon son entourage, le ministre français a appelé dans la foulée de la rencontre ministérielle son homologue égyptien et le président palestinien Mahmoud Abbas. Ces deux responsables "ont partagé les objectifs et les conclusions" de la réunion, selon la même source.

Etaient présents à la réunion de Paris le secrétaire d'Etat américain John Kerry ainsi que les ministres des Affaires étrangères turc, qatari, britannique, allemand et italien. Selon un responsable diplomatique français s'exprimant sous anonymat, la présence du Qatar et de la Turquie, proches du Hamas, ainsi que celle des Etats-Unis, soutien d'Israël, a permis une approche équilibrée.

"Tous les pays ont parlé d'une seule voix", a assuré ce responsable. "Les massacres sont insoutenables, ils ne peuvent pas se poursuivre" et "celui qui rompra le cessez-le-feu humanitaire apparaitra comme celui qui n'a pas entendu l'appel de la communauté internationale", a-t-il ajouté.