Grande-Bretagne: l'horloge parlante coûte une fortune à un ministère

En plus d'un an, 36'000 francs ont été dépensés par un ministère britannique pour passer des coups de fil à l'horloge parlante. Une pratique qui a pourtant été interdite au profit de la consultation de l'heure sur des sites Internet appropriés et gratuits.
07 août 2015, 11:42
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
A Polish citizen, who had been sentenced for theft in the canton of Berne, phones to Poland to inform about the arrival time of the airplane, which brings him back to his home country, pictured on August 23, 2006 at the airport of Zurich in Kloten, Switzerland. (KEYSTONE/Gaetan Bally) 

Ein wegen Diebstahls im Kanton Bern verurteilter Pole telefoniert am 23. August 2006 auf der Polizeistation des Flughafens Zuerich-Kloten nach Polen, um die Ankunftszeit des Flugzeuges, mit dem er in seine Heimat zurueckgeschafft wird, bekanntzugeben. (KEYSTONE/Gaetan Bally)

Un ministère britannique a dépensé 29'000 euros (36'000 francs) en notes de téléphone pour appels à l'horloge parlante en plus d'un an, selon des chiffres officiels rendus publics vendredi. Le personnel n'a pourtant plus l'autorisation d'utiliser ce service coûtant 0,35 euro l'appel.

Le ministère avait interdit à partir de mars 2012 à son personnel d'appeler l'horloge parlante, un système introduit en 1936 au Royaume-Uni. Il avait alors demandé à ses employés de consulter l'heure sur des sites Internet appropriés et gratuits.

Malgré tout, le ministère a reçu une facture de téléphone de 22'000 euros pour 2012 et de plus de 7000 euros depuis le début de l'année 2013, à raison de 0,35 euro l'appel à l'horloge parlante.

"Une interdiction a été mise en place avec notre nouveau système téléphonique, mais en raison d'une erreur technique (...), il y a eu des dépenses faites par mégarde liées à l'horloge parlante. Elles ont désormais cessé", a déclaré un porte-parole du ministère.