Hong Kong: la police charge une barricade, plusieurs blessés parmi les manifestants

La police hongkongaise est passée à l'attaque dimanche matin. Les forces de l'ordre ont chargé une barricade faisant plusieurs blessés parmi les manifestants pro-démocratie.
07 août 2015, 14:21
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
A la suite de l'affrontement, certains manifestants ont été évacués sur des civières.

Une charge de la police de Hong Kong visant à disperser des manifestants pro-démocratie a fait plusieurs blessés parmi les protestataires dimanche matin, a-t-on appris de sources concordantes. La police a évoqué un blessé dans ses rangs et trois parmi les étudiants.

Les policiers, en tenue anti-émeute, ont fait pleuvoir les coups sur les manifestants, dont certains ont été évacués sur des civières, et d'autres ont été soignés pour des blessures à la tête, des fractures et des contusions, selon des sources médicales sur place.

Dans un communiqué, la police a affirmé avoir mené une "action déterminée en faisant usage d'un minimum de force pour les disperser afin d'éviter que la situation ne dégénère". Selon la police, les manifestants ont poussé des barrières et bousculé des agents pour forcer le cordon de police.

Selon un protestataire, la police a chargé quand des manifestants qui bloquaient une route stratégique du quartier densément peuplé de Mongkok ont ouvert leurs parapluies et les ont posés sur des barricades. Il s'agit de la quatrième nuit consécutive de violences dans l'ancienne colonie britannique, qui connaît sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

Une étudiante en médecine volontaire pour les premiers secours sur le site de Mongkok, Carla Chau, a rapporté avoir vu quatre personnes souffrant de blessures à la tête, avec des "saignements sévères". Au moins 10 personnes ont été soignées pour des blessures aux jambes, aux bras et à la tête dans un hôpital voisin, ont indiqué des militants à l'AFP.

"Ils nous ont frappés sans raison (...). J'ai été frappé quatre ou cinq fois par une matraque", a raconté Jackie, 30 ans, la tête recouverte d'un bandage, du sang maculant son T-shirt. "On n'avait rien fait. Quelques personnes derrière moi ont ouvert leur parapluie et la police a commencé à frapper les gens. Il n'y avait eu aucune action agressive de notre côté", a-t-il ajouté.