Israël: le Premier ministre Netanyahu exclu tout retrait de Cisjordanie d'ici 2 ans

L'occupation israélienne en Cisjordanie et Jérusalem-est ne prendra pas fin, au moins, avant fin 2016. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a catégoriquement rejeté cette idée, avant de rencontrer lundi John Kerry, chef de la diplomatie américaine.
07 août 2015, 14:33
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Benjamin Netanyahu est totalement opposé à un retrait des territoires occupés d'ici fin 2016.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté catégoriquement dimanche l'idée d'un retrait de Cisjordanie et de Jérusalem-est d'ici deux ans. Il s'exprimait à la veille d'une rencontre à Rome avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

"Nous sommes confrontés à la possibilité d'une attaque diplomatique, autrement dit d'une tentative de nous imposer par des décisions de l'ONU un retrait aux lignes (frontières) de 1967 dans un délai de deux ans", a affirmé Benjamin Netanyahu en conseil des ministres, selon un communiqué de ses services.

Un tel retour "amènerait les islamistes extrémistes dans les banlieues de Tel Aviv et au coeur de Jérusalem", a prévenu le Premier ministre. "Nous ne le permettrons pas. Nous le rejetterons fermement et de façon responsable".

Les Palestiniens, soutenus par la Ligue arabe, veulent soumettre au Conseil de sécurité de l'ONU un texte réclamant d'ici à novembre 2016 un retrait israélien de "la totalité des territoires occupés depuis 1967".

Consultations menées par la France

Ce projet ayant toutes les chances de se heurter au veto américain, la France a lancé depuis plusieurs semaines des consultations pour mettre au point un texte de consensus, en fixant peut-être une échéance pour la fin de ces négociations.

"Nous devons fixer un calendrier, car en l'absence de calendrier comment convaincre qu'il ne s'agira pas d'un énième processus sans perspectives réelles ?", déclarait fin novembre le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, mentionnant un délai de deux ans.

Le texte de compromis appellerait à la reprise rapide des négociations israélo-palestiniennes, gelées depuis le printemps, sur la base d'une série de grands principes comme la coexistence pacifique d'Israël et d'un Etat palestinien.

Dans un deuxième temps, Paris envisage une conférence internationale pour encadrer et soutenir ces négociations, avec la participation des pays arabes.