Israël: Naftali Bennett devient Premier ministre d’Israël, Netanyahu écarté

Naftali Bennet a été élu Premier ministre d’Israël ce dimanche. Il a obtenu 60 voix sur 119, soutenu par une coalition de la droite, du centre, de la gauche et d'un parti arabe. Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis 12 ans, lui a serré la main avant de quitter le Parlement.
13 juin 2021, 20:49
/ Màj. le 13 juin 2021 à 21:42
Naftali Bennett a réussi in extremis début juin à réunir une majorité en formant une coalition.

Le Parlement israélien a voté dimanche soir la confiance au gouvernement du nouveau Premier ministre Naftali Bennett, qui succède à Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis 12 ans.

Sur les 119 députés (sur 120 au Parlement), 60 ont voté en faveur de la nouvelle coalition, qui va de la droite à la gauche, en passant par l’appui d’un parti arabe.

Cinquante-neuf députés, principalement du parti Likoud de M. Netanyahu, de l’extrême droite et des partis ultra-orthodoxes, s’y sont opposés. Un député de la liste arabe Raam, qui soutient pourtant la coalition, s’est lui abstenu.

Dans la foulée, chaque membre du 36eme gouvernement israélien a prêté serment à la tribune de la Knesset, à commencer par Naftali Bennett.

Le Likoud de Benjamin Netanyahu avait terminé en première place au scrutin de mars dernier, sans toutefois rallier une majorité de 61 députés pour former un gouvernement. Devant l’impasse, le président Reuven Rivlin avait demandé au chef alors de l’opposition Yaïr Lapid, de tenter sa chance.

 

 

Et ce dernier a réussi in extremis début juin à réunir une majorité en formant une coalition réunissant deux partis de gauche, deux de centre, trois de droite et – fait rarissime dans l’histoire israélienne – un parti arabe, la formation Raam de l’islamiste modéré Mansour Abbas.

Visage masqué, le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu qui devient chef de l’opposition s’est levé de son siège pour aller serrer la main de son successeur avant de se rassoir puis quitter le Parlement.

Futurs défis

En présentant au Parlement les grandes lignes de son gouvernement, Naftali Bennett a affirmé que sa coalition ne laisserait pas "l'Iran se doter de l'arme nucléaire". "Ce gouvernement commence son travail sous la plus grave des menaces sécuritaires", a-t-il dit à propos de l'Iran, assurant que son pays se "réserverait une liberté totale d'action" contre son ennemi juré.

Outre le dossier iranien, ce gouvernement uni par sa seule volonté de faire chuter M. Netanyahu, devra trouver un terrain d'entente sur la relance économique post-pandémie, et éviter des sujets sensibles comme la question palestinienne.