Jean-Marc Ayrault démissionne, aussitôt renommé par François Hollande

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a remis ce lundi la démission de son gouvernement à François Hollande, après la large victoire du Parti socialiste français aux législatives. Le président l'a réinvesti dans ses fonctions et l'a chargé de former un nouveau gouvernement.
06 août 2015, 10:01
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Le premier ministre Jean-Marc Ayrault à son arrivée à l'Elysée, aujourd'hui.

Le nouveau gouvernement devrait être annoncé jeudi. Il ne devrait s'agir que d'un ajustement sans grande surprise dans sa composition, les 25 ministres candidats aux législatives ayant tous été élus.

Six semaines après la victoire de François Hollande à la présidentielle, le Parti socialiste a décroché dimanche la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec 314 sièges sur 577. Cette victoire va lui permettre de gouverner les mains libres, sans l'appui de ses alliés de gauche.

"Une vague impressionnante"

La victoire du PS était largement commentée lundi par la presse française. Elle souligne que "face à la crise" le gouvernement est attendu par tous les Français.

"Le PS dispose désormais de la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le paysage politique français sort profondément bouleversé après neuf mois de campagne électorale ininterrompue", reconnaît Etienne Mougeotte dans "Le Figaro". Pour "Libération", Nicolas Demorand évoque "une vague impressionnante: le PS et ses alliés raflent l'hypermajorité au Parlement".

"Quarante jours après avoir confié pour cinq ans les clefs de l'Elysée à François Hollande, les Français lui ont donné tous les moyens d'exercer son pouvoir", remarque Jean-Francis Pécresse, dans "Les Echos".

"Président heureux"

"Avec le Sénat et les Régions, François Hollande dispose d'une majorité absolue à l'assemblée, abîmée toutefois par une abstention record", tempère légèrement Rémy Godeau, dans "l'Est Républicain". Il n'en reste pas moins "un président heureux. Il disposera à l'Assemblée nationale d'une majorité absolue", assure Jean-Michel Bretonnier, dans la "Voix du Nord".

Jean-Claude Souléry dans "La Dépêche du midi", n'hésite pas à écrire: "La France est quasiment rose sur la totalité de la carte électorale. Ce n'est plus une vague, c'est un océan".