Journée d'action mondiale contre l'accord TAFTA

Plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues à travers le monde et notamment en Allemagne ce samedi. Les manifestants ont pour principale cible l'accord TAFTA, dont les négociations reprennent lundi.
07 août 2015, 15:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39

Plusieurs centaines de manifestations étaient prévues samedi à travers le monde, principalement en Europe, notamment en Allemagne. Plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue dans ce pays et elles étaient quelque 150 à Zurich, contre les accords de libre-échange, à l'image de celui négocié entre les Etats-Unis et l'Union européenne.

Principale cible des manifestants, l'accord TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership, en français TAFTA), dont le prochain round de négociations débute lundi à New York. Cet accord vise à supprimer les barrières douanières et réglementaires entre les Etats-Unis et l'Europe.

Ses opposants redoutent qu'il ne débouche sur une déréglementation généralisée et un recul du champ d'action des gouvernements.

Dizaines de milliers de personnes

L'appel de samedi, lancé par un collectif international d'associations, ONG, syndicats, partis et relayé dans 45 pays, prévoyait quelque 750 actions, rassemblements ou manifestations dans le monde entier.

En Allemagne, où le TTIP déchaîne les passions, il a connu un écho particulier. Selon une porte-parole d'Attac Allemagne, "plusieurs dizaines" de milliers de personnes manifestaient samedi après-midi dans le pays, avec 230 actions organisées dans 170 "villes et villages".

Elle a ajouté qu'une grande manifestation anti-TTIP aura lieu le 10 octobre à Berlin. Une quinzaine d'événements étaient prévus dans la capitale, dont une chaîne humaine entre les ambassades du Canada et des Etats-Unis.

Amérique latine, Europe ou encore Pakistan

Outre le TTIP, l'appel à manifester visait d'autres accords en préparation, comme celui sur le commerce des services (ACS ou TISA en anglais) ou celui entre l'UE et le Canada (Accord économique et commercial global, CETA).

Des actions (rassemblements, stands d'information ou encore tractages) devaient avoir lieu en Europe mais aussi aux Etats-Unis, en Amérique latine, en Afrique, au Pakistan ou encore au Bangladesh.

Vendredi, la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a défendu le TTIP, rejetant l'idée qu'il menacerait la démocratie, l'environnement ou encore les consommateurs : "ce n'est absolument par le cas", a-t-elle estimé. "TTIP ne va pas changer nos règles sur les OGM ou le boeuf aux hormones", a-t-elle encore dit.