L'Etat islamique lance une nouvelle attaque sur la ville de Kobané

En dépit des frappes de la coalition internationale, L'Etat islamique a lancé un nouvel assaut contre les forces kurdes de Kobané.
07 août 2015, 14:20
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'Etat islamique continue d'attaquer les milices kurdes retranchées dans la ville de Kobané.

L'organisation Etat islamique (EI) a envoyé des renforts dans la région de Kobané, en Syrie. Les jihadistes ont aussi lancé une nouvelle attaque contre les forces kurdes.

Les jihadistes concentrent une grande partie de leurs efforts sur cette ville dont la prise leur permettrait de contrôler une longue bande continue de territoire à la frontière syro-turque.

Ces dernières heures, l'EI a de nouveau reçu des "renforts en hommes, munitions et équipements" venant de la province d'Alep et de celle de Raqa, bastion du groupe extrémiste sunnite en Syrie, a indiqué samedi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui se fonde sur un vaste réseau de militants et témoins à travers la Syrie.

Calme trompeur en matinée

Vendredi, les jihadistes ont lancé une nouvelle offensive contre le secteur du poste-frontière, dans le nord de Kobané, tirant 28 obus de mortier, d'après l'OSDH. "L'EI a visé le poste-frontière et des bâtiments autour", a confirmé un responsable local kurde, Idriss Nassen, joint au téléphone alors qu'il se trouve actuellement en Turquie.

Il a ajouté que "dans la nuit, l'EI avait lancé une attaque féroce depuis l'est de Kobané pour atteindre le poste-frontière, mais les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple) ont répliqué avec force" et ont repoussé les jihadistes. Plusieurs membres de l'EI ont été tués et d'autres blessés, a-t-il précisé.

M. Nassen a également fait état de cinq raids aériens de la coalition internationale la nuit passée dans l'est, l'ouest et au sud de Kobané, en soutien aux forces kurdes au sol. Selon une journaliste de l'AFP à la frontière turque, la situation était calme en matinée, même si des tirs pouvaient être entendus dans la partie est de la cité.