L'UE impose le chargeur universel pour les téléphones portables

A la demande des consommateurs, l'Union européenne va imposer un chargeur universel pour tous les modèles de téléphones portables.
07 août 2015, 13:29
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les faux "neveux" téléphonent à leurs victimes en se faisant passer pour des parents ou des connaissances et leur demandent de l'argent.

L'Union européenne va imposer des chargeurs universels pour téléphones portables, comme le demandaient les consommateurs et la Commission européenne. Le texte doit entrer en vigueur d'ici à trois ans.

La Commission va désormais devoir s'atteler à définir plus précisément en quoi consistera ce "chargeur universel" et dans quelles conditions exactes il sera imposé.

Le Parlement européen a définitivement adopté jeudi une directive, fruit d'un accord informel avec les gouvernements européens, qui stipule, parmi les "exigences essentielles" de fonctionnement des équipements radioélectriques autorisés dans l'UE, que ceux-ci fonctionnent "avec des chargeurs universels".

Par équipement radioélectrique, le texte entend tout appareil qui émet ou reçoit des ondes radioélectriques à des fins de radiocommunication et/ou de radiorepérage. Soit aussi bien les téléphones portables que les GPS ou les tablettes.

Simplifier la vie du citoyen

"Il faut qu'on ait un chargeur commun pour tous les téléphones mobiles, tous les citoyens y sont favorables", a commenté la commissaire européenne en charge du dossier, Neelie Kroes.

"Nous voulions contraindre les fabricants à rendre leurs téléphones compatibles afin que ce chargeur unique simplifie la vie du citoyen, mais aussi réduise les coûts liés à l'achat du téléphone et diminue le volume des déchets", s'est réjoui l'eurodéputé socialiste belge Marc Tarabella. "Fini les tiroirs remplis de 1001 câbles et chargeurs différents", a-t-il ajouté.

La mise en place d'un chargeur universel pour téléphone portable est un vieux cheval de bataille de la Commission européenne. Celle-ci avait déjà annoncé son arrivée pour 2010, à la suite d'un accord entre plusieurs équipementiers comme Nokia, Sony Ericsson et Samsung.

Le Bureau des consommateurs européens (Beuc) avait alors regretté qu'il ne s'agisse que d'un "accord de l'industrie sur une base volontaire".

"La Commission va lancer une étude afin de voir quelles sont les possibilités de suivi, cela inclut un nouvel accord volontaire pour l'industrie et des mesures juridiquement contraignantes sur la base de la directive", a précisé Mme Kroes.