La Russie est prête à collaborer avec tous ceux qui combattent Daech, y compris la Turquie

Un jour seulement après qu'un avion russe a été abattu par l'aviation turque, la Russie se dit tout de même prête à participer à une coalition internationale pour bombarder les positions de l'Etats islamique. Y compris avec la Turquie.
25 nov. 2015, 11:14
/ Màj. le 25 nov. 2015 à 11:15
Malgré la tension liée à l'incident de mardi, la Russie ne ferme pas la porte à une collaboration avec la Turquie.

La Russie est prête à planifier des frappes contre l'Etat islamique (EI) dans le cadre d'un état-major commun avec tous les pays qui le souhaitent, y compris la Turquie. C'est ce qu'a déclaré mercredi l'ambassadeur de Russie en France.

François Hollande est attendu jeudi à Moscou. Il doit y rencontrer son homologue Vladimir Poutine dans le cadre de son offensive diplomatique visant à mettre sur pied une coalition anti-EI après les attentats de Paris du 13 novembre, revendiqués par l'organisation djihadiste.

"Aujourd'hui (...), cette coalition est du domaine du possible", a estimé Alexandre Orlov sur Europe 1, rappelant que Moscou avait proposé la mise en place d'une telle coalition en septembre.

"Nous, nous sommes prêts à aller au-delà, planifier ensemble des frappes sur les positions de Daech et constituer pour cela un état-major commun, avec la France, l'Amérique, avec tous les pays qui veulent aller dans cette coalition", y compris les Turcs, a-t-il ajouté.

Visites annulées

Cette annonce survient au lendemain d'un incident entre les armées russe et turque à la frontière syrienne, où la Turquie a abattu un chasseur-bombardier russe.

Ankara affirme avoir adressé une série d'avertissements pour violation de l'espace aérien. Moscou conteste cette version et assure que cet incident aura de "graves conséquences".