La Russie se retire de la Cour pénale internationale pour son manque d'indépendante

Comme plusieurs pays africains, la Russie a décidé de retirer sa signature de la Cour pénale internationale (CPI) pour son manque d'indépendance. Les États-Unis et la Chine n'ont jamais ratifié le Statut de Rome.
16 nov. 2016, 13:22
/ Màj. le 16 nov. 2016 à 14:52
epa04220335 (L-R) A handout picture released by the ICC shows Judge Fatoumata Dembele Diarra, Judge Bruno Cotte, Presiding Judge, Judge Christine Van den Wyngaert during the trial against former Congolese militia leader Germain Katanga (not pictured) at the International Criminal Court (ICC) in the Hague, the Netherlands, 23 May 2014. The ICC sentenced former Congolese militia leader Germain Katanga to 12 years in jail for his role in war crimes related to the massacre of several hundred civilians from the Hema ethnic group in 2003 during the conflict in the Democratic Republic of Congo.  EPA/ICC / HANDOUT  HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

La Russie a annoncé mercredi le retrait de sa signature du Statut de Rome, le traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Elle lui reproche son manque d'indépendance et de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs placés en elle.

Le président russe Vladimir Poutine a signé mercredi un décret en ce sens. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a été chargé d'informer les Nations unies de cette décision.

Plus tôt cette semaine, la CPI avait publié une déclaration dans laquelle elle considérait que la Russie et l'Ukraine étaient impliquées dans un conflit armé, avec la Crimée comme territoire occupé.

Jamais ratifié

La Russie a signé en 2000 - mais n'a jamais ratifié - le Statut de Rome créant la CPI, tout comme 31 autres Etats, dont les Etats-Unis et Israël. Ce texte définit les crimes internationaux sur lesquels la Cour a un pouvoir juridictionnel.

Il s'agit notamment des crimes de génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ainsi que des crimes d'agression si ceux-ci ont lieu sur le territoire d'un État partie ou par l'un de ses ressortissants. La Cour peut cependant avoir compétence sur des crimes si le Conseil de sécurité des Nations unies le lui autorise.