La Scientologie retire avocats et prévenus d'un procès en appel

Les avocats de la Scientologie ont annoncé aujourd'hui leur retrait d'un procès en appel à Paris où ce groupement américain est jugé pour «escroquerie en bande organisée». Cette audience présente pour lui un fort risque symbolique.
03 août 2015, 19:19
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Ce retrait, officiellement motivé par le fait que la cour a accepté la représentation au procès de l'association anti-sectes UNADFI et refusé à ce titre un débat sur certaines pièces, ne menace pas a priori la tenue de l'audience.
La Scientologie laisse aussi entendre que ses dirigeants et les représentants légaux de deux entités de sa branche francilienne, poursuivies comme personnes morales, vont aussi se retirer de l'audience.

Elle «tient à faire savoir qu'elle ne compte plus cautionner de sa présence un procès dont elle estime qu'il est absolument inéquitable et dans lequel les droits les plus élémentaires lui ont  été refusés», lit-on dans un communiqué.

Guerilla procédurale
Ouvert le 3 novembre, ce procès en appel n'a toujours pas abordé l'examen des faits, en raison d'une guérilla procédurale menée par les avocats de la Scientologie, qui ont soulevé une quinzaine d'arguments visant à faire annuler ou renvoyer le procès, dont une dizaine de questions prioritaires de constitutionnalité.

En première instance en octobre 2009, les deux entités de la Scientologie francilienne avaient été déclarées coupables et frappées de 600'000 euros d'amende. Mais leur dissolution demandée par le parquet n'avait pu être prononcée du fait d'un vote mystérieux à l'Assemblée intervenu juste avant le délibéré.