La ville d'Athènes à nouveau paralysée

La grève continuait mercredi de paralyser la ville d'Athènes, même si le métro devait reprendre son fonctionnement dans l'après-midi pour permettre aux manifestants d'aller défiler.
06 août 2015, 15:02
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La raison de la colère repose sur un nouveau train d'économies de plus de 18 milliards d'euros à réaliser d'ici 2016,.

Entamée mardi, une grève générale de 48 heures à l'appel des deux principaux syndicats du pays, a laissé des traces dans les rues d'Athènes, où aucun transport en commun ne circulait, alors que des tas de poubelles non ramassées s'accumulaient sur les trottoirs.

Le métro devait reprendre pour permettre aux grévistes de pouvoir rejoindre la manifestation, mais les transports maritimes et aériens restaient, eux, très perturbés.
 
Le secteur de la santé était également paralysé mercredi. Pharmacies fermées et hôpitaux fonctionnaient avec du personnel d'astreinte. Des perturbations ont également notées dans certaines banques, dans la justice, et les collectivités locales.
 
Après une manifestation calme mardi dans la capitale grecque, deux syndicats ont appelé à de nouveaux rassemblements mercredi en milieu d'après-midi sur la célèbre place Syntagma devant le parlement grec, où le vote sur de nouvelles mesures d'austérité ne devrait intervenir qu'au petit matin jeudi, selon les experts.
 
Les trois cents députés se préparaient en effet à une longue nuit, appelés à voter sous la contrainte des créanciers de l'UE et du FMI, et en procédure d'urgence, un projet de loi resserrant l'étau de rigueur sur la Grèce pour quatre ans supplémentaires.
 
La raison de la colère repose sur un nouveau train d'économies de plus de 18 milliards d'euros à réaliser d'ici 2016, rabotant les hauts salaires de la fonction publique, du chef d'état-major de l'armée aux universitaires en passant par les policiers et les juges.