Le bassin de Marennes Oléron touché par les vols d'huîtres

Les bassins ostréicoles ne sont pas tous logés à la même enseigne face aux vols, avec un doublement constaté en 2011 sur le bassin de Marennes Oléron, et une stabilité voire une chute sur les autres bassins souvent plus faciles à surveiller.
03 août 2015, 22:25
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
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Dans la région de Marennes Oléron, «au début du mois de novembre, on comptabilisait 41 à 42 tonnes volées» contre une vingtaine de tonnes d'huîtres en 2010, a expliqué à l'AFP Francis Bedis, du Comité régional conchylicole (CRC) de Poitou-Charente, dont dépendent les ostréiculteurs de Marennes Oléron et de l'île de Ré (Charente-Maritime).

«Nous avons eu une série de vols sur parcs de grosses quantités qui ont fait monter les chiffres. Les voleurs étaient équipés de grandes embarcations pour commettre leurs larcins», a-t-il ajouté.

Dans le bassin d'Arcachon (Gironde), «nous avons répertorié 6 tonnes d'huîtres volées en 2011, globalement les mêmes chiffres qu'en 2010» contre 21 tonnes en 2009, a expliqué le capitaine de la gendarmerie nautique d'Arcachon, Jean-Philippe Vidalo.

Il évoque le succès des dispositifs de surveillance mis en place et un bassin d'Arcachon «plus facile à surveiller», car moins vaste, que la zone de production de Marennes Oléron.

En Vendée et Loire-Atlantique, les vols sont même en chute libre, du fait notamment de la conjonction ronde de gendarmerie et gardiennage privé.

En Bretagne, «nous n'avons pas eu de vol majeur à ce stade, mais je touche du bois», a expliqué Hervé Jenot, président des ostréiculteurs de Bretagne sud.

«Nous craignons plus les vols sur les concessions avec les grandes marées. Un arrêté a été pris pour interdire le ramassage des huîtres à moins de 50 mètres des parcs pour éviter qu'on ne nous vole ce qui a été dispersé par la tempête Joachim», a-t-il ajouté.

Enfin en Normandie, où la garde républicaine a envoyé des patrouilles à cheval pour les fêtes, «il y a eu quelques cas, mais ce sont pas des volumes très importants», explique-t-on à la section régionale de la conchyliculture.
Les parcs sont accessibles en tracteur via des cales qui sont  plus faciles à surveiller que les zones où l'exploitation se fait par bateau.