Le CICR très choqué de la situation à Gaza

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer s'est dit "profondément choqué" de la situation dans la bande de Gaza.
07 août 2015, 14:03
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa03584607 International Committee of the Red Cross, ICRC, President Peter Maurer speaks during a press conference in Bogota, Colombia, 14 February 2013. Maurer said the released of two kidnapped policemen by Colombian Revolutionary Armed Forces, FARC, was postponed.  EPA/Leonardo Munoz

"Je n'ai encore jamais vu de destructions si massives", a déclaré le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Peter Maurer, sur son compte Twitter, en pleine mission de trois jours dans la région.

Peter Maurer dit avoir passé la nuit (de mardi à mercredi) à Gaza "pour montrer que j'ai confiance dans le silence des armes", dans son dernier tweet datant de mercredi matin. Il a ainsi pu confirmer que la nuit avait été "plus calme" pour la population.

Le Suisse s'est surtout dit très déterminé "à ce que ceci ne se répète jamais". "Nous devons faire mieux et plus", selon le président du CICR.

"Je suis profondément choqué par ce que j'ai vu et en colère que nous n'ayons pas pu l'empêcher", a encore déclaré M. Maurer. Il est dans la bande Gaza depuis mardi pour se rendre compte par lui-même des dégâts et de la situation des blessés.

"Nous devons mettre les victimes au centre, restaurer l'espace humanitaire, et faire face à l'avenir, a-t-il aussi affirmé sur son compte Twitter.

"La souffrance est immense"

Mercredi matin à la radio alémanique SRF, le patron du CICR a évoqué son rôle de témoin. Il a visité de nombreuses victimes dans plusieurs hôpitaux, dont celui de Shifa à Gaza City. Les blessures sont souvent "profondes et lourdes", a-t-il observé. L'organisation s'active à s'occuper de centaines et de milliers de blessés.

"La souffrance est immense". Et les "déplacements de personne sont d'une ampleur que le CICR n'avait encore jamais vue jusqu'ici dans la bande de Gaza", a expliqué M. Maurer à la radio. Mais grâce au cessez-le-feu, les gens "recommencent à vivre" petit à petit.

Priorité pour la population, selon lui: l'électricité et l'eau. Le CICR s'est déjà attelé à la réparation des conduites d'eau.