Le pape François: "les femmes sont comme les fraises dans un gâteau"

Le pape François a estimé vendredi que l'Eglise catholique avait besoin de davantage de théologiennes, insistant sur les "capacités particulières" des femmes. "Les femmes sont comme les fraises dans un gâteau, il en faut toujours plus",a-t-il dit.
07 août 2015, 14:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La pape a notamment demandé à ses fidèles de s'occuper de leurs frères et soeurs dans le besoin.

Le pape François a estimé vendredi que l'Eglise catholique nécessitait davantage de théologiennes. Il a insisté sur les "capacités particulières" des femmes, devant une commission théologique essentiellement masculine, affirmant: "les femmes sont comme les fraises dans un gâteau, il en faut toujours plus".

"L'Eglise reconnaît l'apport indispensable de la femme dans la société, avec une sensibilité, une intuition et des capacités particulières, qui sont généralement davantage le fait des femmes que des hommes", a-t-il lancé devant les membres de la Commission théologique internationale.

"Je vois avec plaisir combien de nombreuses femmes offrent des apports nouveaux à la réflexion théologique. Elles peuvent découvrir, au bénéfice de tous, certains aspects inexplorés de l'insondable mystère du Christ", a-t-il ajouté.

Dans un message écrit aux familles italiennes, le pape François a aussi évoqué vendredi "le besoin de beaucoup de femmes dans la société d'être mieux reconnues dans leurs droits, dans la valeur des tâches qu'elles accomplissent habituellement dans divers secteurs de la vie sociale et professionnelle".

Un "génie" propre

"Certaines sont fatiguées et quasi-brisées sous le fardeau des responsabilités et des devoirs", a-t-il écrit. Jorge Bergoglio garde cependant une vision traditionnelle du rôle des femmes, et son souci que leur "génie" propre soit reconnu au sein de l'Eglise s'accompagne, comme pour ses prédécesseurs, d'une opposition à leur ordination.

Dans certains pays comme aux Etats-Unis, les théologiennes ont un rôle très important, même si leurs positions souvent très progressistes sur la place des femmes et la société ne sont pas toujours appréciées au Vatican.