Le Pentagone exige que Moscou retire "immédiatement" le convoi humanitaire d'Ukraine

Le Pentagone exige que la Russie retire "immédiatement" son convoi humanitaire d'Ukraine sous peine de nouvelles sanctions.
07 août 2015, 14:07
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
The first trucks of the convoy roll on the main road to Luhansk near the village of Uralo-Kavkaz, after it passed the border post at Izvaryne, eastern Ukraine, Friday, Aug. 22, 2014. The first trucks in a Russian aid convoy crossed into eastern Ukraine on Friday, seemingly without Kiev's approval, after more than a week's delay amid suspicions the mission was being used as a cover for an invasion by Moscow. (AP Photo/Sergei Grits)

Le Pentagone a exigé vendredi de la Russie qu'elle retire "immédiatement" le convoi humanitaire qui est arrivé dans le bastion prorusse de Lougansk en Ukraine. Cela sous peine de nouvelles sanctions.

L'envoi de ces camions "constitue une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine par la Russie", a déclaré le contre-amiral John Kirby, porte-parole du Pentagone.

"La Russie doit immédiatement retirer ses véhicules et son personnel du territoire ukrainien", a-t-il ajouté, tout en menaçant Moscou de nouvelles sanctions internationales.

"La Russie ne peut pas envoyer des véhicules, des personnes ou du fret en Ukraine, que ce soit sous la forme d'un convoi humanitaire ou sous tout autre prétexte, sans la permission de Kiev", a encore indiqué le porte-parole. L'Ukraine a parlé d'une "invasion directe" de son territoire.

Selon Moscou, les camions sont chargés de 1800 tonnes d'aide humanitaire. Le contre-amiral Kirby a admis que le Pentagone n'avait pas "une vue complète" de ce que transportent les véhicules.

Plus de 130 camions

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a indiqué que plus de 130 camions étaient entrés en territoire ukrainien.

Vingt sont arrivés vendredi après-midi dans le centre de Lougansk, sa destination, selon un responsable de l'administration régionale.

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir vendredi à 22h heure suisse pour en discuter.