"Le pistolet du suicide" de Van Gogh dévoilé dans un musée d'Amsterdam

A Amsterdam, le public pourra découvrir pour la première fois l'arme probablement utilisée par le célèbre peinte Van Gogh pour mettre fin à ses jours. Une exposition dévoile pour la première fois de nombreux documents concernant la vie du peintre.
12 juil. 2016, 18:54
/ Màj. le 12 juil. 2016 à 19:00
L'exposition "On the Verge of Insanity", "Au bord de la folie" en français, dévoile de nombreux documents de la vie de Van Gogh.

Le pistolet que Vincent van Gogh aurait utilisé pour se suicider est exposé pour la première fois au public, a indiqué mardi le musée d'Amsterdam consacré. Le célèbre peintre aurait mis fin à ses jours en 1890 à Auvers-sur-Oise (France).

Pourquoi le peintre néerlandais s'est-il coupé une oreille? Quelle était la nature de sa maladie? Pourquoi s'est-il suicidé à l'âge de 37 ans? Des questions auxquelles veut répondre une nouvelle exposition, intitulée "On the Verge of Insanity" ("Au bord de la folie").
"Ce petit pistolet rouillé, d'une collection privée et montré au public pour la première fois, pourrait être l'arme avec laquelle Vincent van Gogh a voulu mettre fin à ses jours", assure le musée dans un communiqué.
Vincent van Gogh s'est suicidé en 1890. Le 27 juillet, il quitte avec pinceaux et chevalet son auberge d'Auvers-sur-Oise, un village d'artistes à une trentaine de kilomètres de Paris. Il revient quelques heures plus tard, blessé, et meurt dans les bras de son frère Theo trente heures après.

Corrosion suspecte

L'arme n'avait jamais été retrouvée jusqu'à ce que, vers 1960, un fermier découvre dans les champs un pistolet rouillé de calibre de 7 mm de type "Lefauchaux à broche".
"Le degré de corrosion suggérait que l'arme était restée dans le sol pour 50 ou 60 ans", assure le musée : "sa puissance de feu limitée offre une explication possible sur le fait que la balle, tirée de près, ait ricoché sur ses côtes".
L'exposition, qui sera ouverte jusqu'au 25 septembre, présente également une lettre du docteur Félix Ray, qui avait soigné le peintre après que celui-ci s'est coupé l'oreille quand il vivait à Arles. "La lettre inclut des dessins montrant que Van Gogh s'est coupé l'oreille toute entière, et non juste une partie", comme on le pensait jusqu'il y a peu, a ajouté le musée.
D'autres documents sur sa maladie, ainsi qu'un portrait du docteur Rey, sont également exposés pour la première fois dans ce musée qui accueille plus de 1,6 million de visiteurs chaque année.