Le siège de Ban Ki-moon convoité par 9 candidats

Neuf candidats prétendent à succéder à Ban Ki-moon. Et si le poste revenait, pour la première fois, à une femme? Chaque pays fait ses petits calculs.
13 avr. 2016, 07:51
/ Màj. le 13 avr. 2016 à 07:56
Le siège de Ban Ki-moon sera disputé.

Les prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé mardi à se présenter devant l'Assemblée générale de l'ONU pour des entretiens d'embauche inédits. Ils espèrent succéder à Ban Ki-moon en janvier 2017. Trois d'entre eux sont passés mardi. Ils se sont efforcés de répondre aux questions de représentants des 193 pays membres sur des sujets allant du changement climatique au conflit israélo-palestinien en passant par les abus sexuels commis par des Casques bleus ou la réforme de l'ONU.

C'est le ministre des Affaires étrangères du Monténégro Igor Luksic, le plus jeune des candidats à 39 ans, qui a planché en premier. Visiblement nerveux, il a alterné en anglais et français des propos convenus sur les dossiers chauds (terrorisme, réfugiés, désarmement, droits de l'homme, etc...). "Je comprends les défis du monde moderne", a-t-il affirmé.

Candidature féminine

La France insiste pour que le patron de l'ONU parle peu ou prou la langue de Molière. Alors que l'idée de voir une femme accéder enfin au poste, après huit hommes, fait son chemin, la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova n'a pas hésité à jouer cette carte. Il est temps "de donner aux femmes l'opportunité de se développer comme membres égales de la société", a-t-elle affirmé, rappelant qu'elle est la première femme à diriger l'Unesco.

Mais elle a esquivé les questions-pièges, comme celle de l'ambassadeur ukrainien qui lui demandait de se prononcer sur l'annexion de la Crimée par la Russie. Elle s'est engagée à essayer de "rétablir la confiance" entre Israéliens et Palestiniens, mais a admis ne pas avoir de "solution miracle" sur beaucoup de dossiers.