Les agents chimiques de nouveau évoqués dans la guerre de Damas

De nouvelles accusations de bombardement chimiques ont fusé des rangs des rebelles ce mercredi. Des ONG demandent que ces accusations soient vérifiées.
07 août 2015, 11:42
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
L'armée syrienne cherche depuis des mois, à coup de raids aériens et de bombardements au mortier, à empêcher les rebelles de pénétrer dans Damas.

L'armée syrienne du président Bachar al-Assad a utilisé des agents chimiques au cours du bombardement de zones tenues par les rebelles dans l'est de la capitale Damas, ont accusé mercredi plusieurs organisations d'activistes. Ces allégations n'ont pu être vérifié de façon indépendante.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des dizaines de personnes, dont des enfants ont été tués au cours du bombardement, qui a visé Mouadamiya, au sud-ouest de Damas. L'organisation basée à Londres, qui dispose d'un important réseau d'informateurs sur place, a rapporté que le bombardement était le plus violent mené par l'armée depuis le début du conflit, en 2011.

L'OSDH a demandé à l'équipe de l'ONU et aux organisations internationales de visiter les zones frappées pour assurer l'arrivée d'aide humanitaire et "lancer une enquête afin de déterminer qui est responsable du bombardement et leur demander des comptes". Des enquêteurs des Nations Unies sont arrivés dimanche à Damas pour enquêter sur une possible utilisation d'armes chimiques dans la guerre civile syrienne.

Des militants du Comité de coordination locale, une organisation communautaire présente sur place, ont déclaré qu'au moins 30 corps avaient été apportés dans un hôpital de campagne à Kafr Batna, à quelques kilomètres à l'est de Damas.

Les forces de Bachar al Assad et les insurgés s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à des armes chimiques. Plusieurs pays occidentaux, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, sont parvenus à la conclusion que du gaz sarin avait été utilisé à plusieurs reprises en Syrie.