Les militaires rétablissent la Constitution au Burkina Faso

Les militaires ont rétabli les Constitution au Burkina Faso. Elle avait été suspendue après la chute du président Blaise Compaoré.
07 août 2015, 14:27
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
epa04474752 Transitional leader of Burkina Faso Lieutenat-Colonel Isaac Zida during a meeting with members of the diplomatic corps in Ouagadougou, Burkina Faso, 03 November 2014. President Blaise Compaore on 31 October 2014 resigned following the violent protests against his bid to change the constitution to extend his rule of 27 years. After a brief claim to power by army General Honore Traore a power struggle ensued with Presidential guard commander Lieutenat-Colonel Isaac Zida being appointed as transitional leader. Thousands of protestors took to the Place de la Nation 02 November in protest against the military rule.  EPA/LEGNAN KOULA

Le Burkina Faso a franchi samedi une étape significative d'un retour au pouvoir des civils avec l'annonce par les militaires du rétablissement de la Constitution. Ils l'avaient suspendue le jour même de la chute du président Blaise Compaoré, renversé par la rue.

"La suspension de la Constitution du 2 juin 1991 est levée" afin de "permettre d'engager le processus de mise en place d'une transition civile" et "d'envisager le retour à une vie constitutionnelle normale", a déclaré le lieutenant-colonel Isaac Zida dans un communiqué.

L'actuel homme fort du pays avait déclaré cette suspension le 31 octobre, jour de la chute du président Blaise Compaoré, déchu après 27 années de règne, et qui voulait se présenter de nouveau en modifiant la Constitution.

Le rétablissement de la Loi fondamentale est une étape cruciale pour le Burkina Faso, car il ouvre la porte à un examen par le Conseil constitutionnel de la charte de la transition, qui doit être signée officiellement dimanche après-midi.

Tractations sur les futurs dirigeants

Les tractations se poursuivaient également samedi entre armée et civils sur le choix des futurs dirigeants du pays pendant la période de la transition.

L'Union africaine a lancé un ultimatum le 3 novembre au Burkina Faso, qui devait valider sous quinzaine ses institutions de transition et se choisir un président intérimaire. Ce délai expire lundi.