Les militants craignent pour la vie de Paul Watson en cas d'extradition

Des manifestations pacifiques de soutien à Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society menacé d'extradition vers le Costa Rica, ont eu lieu aujourd'hui devant les ambassades d'Allemagne de nombreux pays, à l'occasion de la visite à Berlin de la présidente costaricaine.
06 août 2015, 09:37
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
La mafia taïwanaise, très présente au Costa Rica, aurait mis à prix la tête de Paul Watson.

A Berne et à Genève, les sympathisants de l’organisation de défense des océans ont participé au rassemblement. «Nous espérons que l’Allemagne ne contredira pas aux yeux du monde entier son engagement écologique», indique la Neuchâteloise Rebecca Jeanson, vice-présidente de Sea Shepherd Switzerland, qui a fait part de cet espoir à  Olaf Iversen, premier conseiller aux affaires économiques de l’ambassade venu à la rencontre des manifestants.

Pour l’ONG, l’extradition de Paul Watson (nos éditions du 16 et du 19 mai) au Costa Rica «lui serait fatale», dès lors que la mafia taïwanaise, très présente au Costa Rica, aurait mis à prix la tête du capitaine. S’il y était emprisonné, les militants craignent un règlement de comptes.

Paul Watson, libéré lundi après le paiement d’une caution de 250'000 dollars mais assigné à résidence en Allemagne, a participé au rassemblement de Berlin. «Quoi qu’il m’arrive, cela n’affectera pas nos campagnes», a-t-il insisté dans un mail envoyé à l’AFP. «Les bateaux de Sea Shepherd vont continuer à défendre les requins dans le Pacifique Sud, les baleines dans l’océan Austral et les dauphins au Japon!»