Liban: plus de 43 morts dans un double attentat-suicide à Beyrouth

Un double-attentat a fait au moins 43 morts ce jeudi dans un fief du Hezbollah au sud de la capitale libanaise Beyrouth. Une journée de deuil national est observée au Liban ce vendredi.
13 nov. 2015, 06:53
/ Màj. le 13 nov. 2015 à 09:01
Double-attentat dans le sud de Beyrouth. Il y a eu au moins 41 morts.

Plus de 40 personnes ont péri jeudi dans un double attentat-suicide dans un fief du Hezbollah au sud de Beyrouth. L'attaque, revendiquée par l'EI, est la plus sanglante contre un bastion de ce mouvement libanais depuis son implication dans la guerre en Syrie voisine.

 

Le Liban observe une journée de deuil national vendredi, au lendemain du double attentat à la bombe qui a frappé un quartier du sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. L'attaque a fait 43 morts et plus des 181 blessés, selon un bilan provisoire de la Croix-Rouge libanaise.

Le ministre de la Santé Waël Abou Faour a fait état de 43 morts et plus de 240 blessés, dont "beaucoup dans un état critique".

Jeudi en fin d'après-midi, deux hommes à pied ont fait détoner leurs ceintures explosives dans une rue commerçante bondée du quartier de Bourj al-Barajné, dans le sud de la capitale libanaise. L'armée a affirmé avoir trouvé "mort" un troisième "terroriste" qui n'a pas pu faire exploser sa ceinture.

Magasins pulvérisés

Le photographe de l'AFP a vu des corps ensanglantés dans des magasins pulvérisés et des flaques de sang au milieu de voitures détruites. Des secouristes et des civils transportaient des blessés. Les forces de sécurité tentaient de boucler la rue où se trouvaient de nombreux magasins et étals.

Il s'agit du premier attentat contre un fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth depuis juin 2014, lorsqu'un agent de sécurité avait été tué en empêchant une attaque. 

"Inacceptable", clame en une le quotidien L'Orient Le Jour. Le journal Al Diyyar publie pour sa part des photos des corps démembrés des kamikazes. Al Akhbar, titre proche du Hezbollah, affirme qu'il n'y a "pas de place pour le repli" après que l'organisation chiite a promis "une longue guerre" à ses ennemis.