Montagne: les pentes du Mont Everest sont couvertes... d'excréments

Les autorités népalaises tirent la sonnette d'alarme: après 60 ans d'expéditions et après avoir pris des mesures pour limiter les autres déchets sur ses pentes, le Mont Everest croule aussi sous les excréments humains.
07 août 2015, 15:09
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les autorités népalaises ont pris des mesures l'an dernier pour que les alpinistes ramènent leurs déchets à Katmandou. Mais le problème des excréments se pose désormais.

L'Everest, la montagne la plus haute du monde, ses 8'848 mètres... le rêve, de moins en moins inaccessible, de tous les alpinistes

Une médaille qui se mérite et qui a une deuxième face, assez peu reluisante: les sherpas exploités ou les tonnes de déchets qui s'amassent sur les pentes.

Pour y remédier, l'an dernier, les autorités népalaises avaient pris des mesures drastiques, rappelle le site Science et Avenir, Chaque personne tentant l'ascension doit, depuis avril 2014, ramener 8 kilos de déchets en plus de ses propres détritus. Le tout est dûment pesé au camp de base et, si le compte n'y est pas, c'est l'amende. De plus une caution importante est déposée par les expéditions avant leur départ et elle n'est pas restituée en cas de non-respect de ces nouvelles règles. 

S'il est encore un peu tôt pour connaître les bénéfices de cette méthode, ce mardi, une association locale a tiré une nouvelle fois la sonnette d'alarme, explique Time.com, sur un genre particulier de déchets: les déchets... humains.

Selon un responsable, Ang Tshering, les quelque 700 montagnards et sherpas qui tentent chaque année l'ascension laissent derrière eu une montagne... d'excréments. 

La saison démarre cette semaine et ils seront à nouveau des centaines à essayer d'atteindre le toit du monde. L'occasion pour les défenseurs de l'environnement de rappeler que le froid empêche les excréments de se décomposer et que des tonnes de m... s'accumulent ainsi depuis 1953 sur les pans de l'Everest. 

Il faut dire que les quatre camps successifs qui permettent d'y accéder ne sont pas équipés de toilettes. "Les grimpeurs font un général un trou dans la neige", explique Ang Tshering. Ce qui pose sur le long terme - plus de 4000 personnes ont gravi l'Everest à ce jour - un problème de santé publique. Seul le camp de base dispose d'installations de récupération. Selon lui, le gouvernement doit agir rapidement.