Nigéria: 21 lycéennes de Chibok libérées par le groupe djihadiste Boko Haram

Vingt-et-une lycéennes de Chibok ont été libérées jeudi par le groupe djihadiste nigérian Boko Haram. Enlevées depuis plus de deux ans, on ignore si cette libération a été effectuée en échange de prisonniers.
13 oct. 2016, 19:16
/ Màj. le 13 oct. 2016 à 20:08
219 lycéennes de la ville de Chibok avaient été enlevées par le groupe djihadiste Boko Haram en avril 2014.

Vingt-et-une lycéennes de Chibok ont été libérées jeudi par le groupe djihadiste nigérian Boko Haram, a affirmé une source au sein de la présidence. Elles avaient été enlevées il y a plus de deux ans. On ignore s'il y a eu échange avec des prisonniers ou non.

Les jeunes filles ont été "échangées contre quatre prisonniers de Boko Haram ce matin", dans la région de Banki (frontière du Cameroun), a d'abord indiqué une source locale. "Les filles ont été amenées à Kumshe, à quinze kilomètres de Banki (...) vers 03h00", a précisé cette source proche du dossier.

"Les quatre combattants de Boko Haram sont arrivés à Banki depuis Maiduguri dans un hélicoptère de l'armée et ont été conduits à Kumshe dans des véhicules du CICR (Comité International de la Croix Rouge)".

Dans un communiqué, Garba Shehu, porte-parole de la présidence, a confirmé la libération "facilitée par le CICR et le gouvernement suisse", sans toutefois évoquer un quelconque échange de prisonniers. "Le président Muhammadu Buhari se félicite de la libération des filles, mais rappelle aux Nigérians que plus de 30'000 citoyens ont été tués par le terrorisme" de Boko Haram, ajoute le texte.

"Pas d'échange de prisonniers"

Un peu plus tard, le ministre nigérian de l'information a démenti tout échange de prisonniers. "Veuillez noter que cela n'était pas un échange. Cette libération est le fruit de douloureuses négociations et de confiance des deux côtés", a déclaré Lai Mohammed lors d'une conférence de presse à Abuja.

Attendues à Abuja, les jeunes femmes devaient recevoir un suivi médical et psychologique. Le mouvement Bring Back Our Girls - qui lutte pour la libération de plus de 200 jeunes filles de Chibok kidnappées en avril 2014 -, a déclaré attendre la confirmation de leur identité.

Parmi les 276 lycéennes enlevées par Boko Haram, 57 avaient réussi à s'échapper juste après le rapt. L'une d'elles a été retrouvée par l'armée au mois de mai.

Relayé par les médias du monde entier, ce kidnapping de masse a provoqué une vague d'indignation massive, notamment sur Twitter sous le hashtag #Brinbackourgirls ("ramenez-nous nos filles").