Nigeria: les lycéennes enlevées par Boko Haram pourraient être libérées d'ici mardi

Une source proche de la présidence nigériane a annoncé samedi que les quelques 200 lycéennes enlevées par les islamistes de Boko Haram pourraient être libérées d'ici mardi.
07 août 2015, 14:20
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Les autorités nigérianes ont annoncé vendredi avoir conclu avec Boko Haram des accords sur un cessez-le-feu et sur la libération des lycéennes.

Le Nigeria espère pouvoir faire libérer d'ici mardi les quelque 200 lycéennes enlevées par les islamistes de Boko Haram, a indiqué samedi une source de la présidence nigériane. Le cessez-le-feu prévoit bien la libération des étudiantes, a pour sa part affirmé le ministère des Affaires étrangères tchadien, dont le pays a joué le rôle de médiateur.

Le lieu de leur libération n'a pas été précisé par cette source. Les autorités nigérianes ont annoncé vendredi avoir conclu avec Boko Haram des accords sur un cessez-le-feu et sur la libération des lycéennes, enlevées il y a six mois à Chibok, dans le nord-est du pays. Mais le porte-parole des services de sécurité nigérians avait presque aussitôt affirmé qu'aucun règlement n'avait encore été scellé. Ces accords n'ont pas été confirmés par les rebelles.

"Je peux confirmer que le GF (gouvernement fédéral) travaille dur pour remplir sa part de l'accord, de sorte que la libération des personnes enlevées puisse être effectuée ou lundi, ou, au plus tard, mardi prochain", a affirmé au téléphone à Reuters cette source auprès de la présidence du Nigeria.

Echanges

"Le Tchad a (...) abrité les pourparlers entre le gouvernement nigérian et (...) Boko Haram", a indiqué samedi un communiqué du ministère tchadien. Selon le texte, les négociations entre les islamistes et le gouvernement nigérian prévoient "la libération par Boko Haram des jeunes filles (lycéennes) enlevées à Chibok" en avril, en échange de la libération "de certains partisans de ce groupe détenus dans les prisons nigérianes".

"Les modalités de ces libérations seront convenues entre les deux parties et la médiation tchadienne", conclut le communiqué tchadien, sans donner plus de précisions. Au cours des négociations, "les deux parties ont accepté le principe de régler leur différend par le dialogue et convenu de poser quelques actes traduisant la bonne volonté de part et d'autre", ajoute le communiqué.