Nouvelle-Zélande: 6 personnes poignardées dans un supermarché, le suspect abattu

Un ressortissant sri-lankais a blessé 6 personnes au couteau dans un supermarché d’Auckland, avant d’être neutralisé. La Première ministre néo-zélandaise a déclaré qu’il s’agit d’une attaque terroriste menée par un extrémiste violent.
03 sept. 2021, 07:47
/ Màj. le 03 sept. 2021 à 11:20
L'homme figurait sur une liste antiterroriste des personnes à surveiller.

Un homme proche du groupe djihadiste Etat islamique (EI) a poignardé vendredi six personnes dans un supermarché d’Auckland, avant d’être tué par la police. Le suspect était surveillé en permanence par des agents en civil.




La Première ministre Jacinda Ardern s’est dit «dévastée» par le fait que cet homme ait pu commettre cette attaque «détestable» alors qu’il était placé sur la liste anti-terroriste. Ce Sri-Lankais arrivé en Nouvelle-Zélande en 2011 est entré dans un centre commercial de la banlieue d’Auckland, s’est emparé d’un couteau sur un présentoir et a commencé à poignarder des passants, a-t-elle dit.

Selon la Première ministre, six personnes ont été blessées, dont trois grièvement, avant que les policiers qui le surveillaient n’ouvrent le feu, dans la minute qui a suivi le début de l’attaque.

Ce qui s’est passé aujourd’hui était ignoble, c’était détestable, c’était mauvais.
Jacinda Ardern, Première ministre néo-zélandaise

«Ce qui s’est passé aujourd’hui était ignoble, c’était détestable, c’était mauvais», a-t-elle souligné, ajoutant que cet acte n’était représentatif d’aucune religion ni d’aucune communauté.

Interrogée sur les motivations de l’agresseur, Mme Ardern a expliqué: «c’est une idéologie violente et inspirée du groupe Etat islamique.» Elle a dit ne pas pouvoir tout révéler sur cet homme en raison d’une décision judiciaire passée interdisant la publication d’informations à son sujet.

Le gouvernement va demander la levée de cette mesure afin que les Néo-Zélandais puissent mieux comprendre le contexte, a-t-elle ajouté. Selon Mme Ardern, l’homme a effectué un séjour en prison avant d’être libéré faute de motif légal permettant son maintien en détention. «Le fait qu’il vivait au sein de la population montre que nous n’avons pas réussi à utiliser la loi comme nous l’aurions voulu», a-t-elle insisté.



La Nouvelle-Zélande a connu sa pire attaque terroriste en mars 2019 à Christchurch, lorsqu’un suprématiste blanc a ouvert le feu dans deux mosquées, tuant 51 personnes et en blessant 40 autres.