Nucléaire: l'Iran possède 18'000 centrifugeuses pour enrichir de l'uranium

Le gouvernement iranien estime qu'il a des "droits indéniables" à poursuivre son programme nucléaire. Le pays affirme que 18'000 centrifugeuses destinées à enrichir de l'uranium sont opérationnelles.
07 août 2015, 11:41
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Hasan Rohani, président iranien, dit vouloir apaiser la situation avec les pays occidentaux mais refuse catégoriquement de renoncer au programme nucléaire.

L'Iran a installé 18'000 centrifugeuses servant à enrichir l'uranium, a déclaré aux médias iraniens le directeur sortant de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. Parmi elles, 10'000 fonctionnent et 7000 sont prêtes à démarrer leur activité.

Fereydoun Abbasi-Davani, qui a été remplacé vendredi par l'ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi, a indiqué que la République islamique avait 17'000 centrifugeuses IR-1 "de première génération", rapporte samedi l'agence Isna.

Dans un rapport publié en mai, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) indiquait que l'Iran avait installé à cette date environ 16'600 machines IR-1.

Abbasi-Davani a déclaré qu'il y avait également 1000 nouvelles centrifugeuses, plus sophistiquées, prêtes à entamer leurs opérations, par allusion à des centrifugeuses IR-2m, qui permettront à l'Iran d'enrichir l'uranium beaucoup plus vite que les IR-1. L'AIEA en dénombrait 689 dans son rapport de mai.

Félicitations d'Ashton

La cheffe de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui mène les négociations sur le nucléaire iranien au nom des grandes puissances, a appelé le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif à reprendre les pourparlers sur cette question, lors d'une conversation téléphonique samedi.

Selon un communiqué de son porte-parole, Mme Ashton a téléphoné au chef de la diplomatie pour le féliciter de ses nouvelles fonctions et elle a "souligné sa détermination et son engagement sans faille pour rechercher une solution diplomatique à la question du nucléaire iranien".

"La République islamique d'Iran est prête à engager des négociations selon un calendrier précis", a de son côté affirmé M. Zarif. "L'existence d'une volonté politique sérieuse (parmi les grandes puissances) pour reconnaître les droits légitimes nucléaires de l'Iran (...) sera la bonne approche pour régler cette question", a-t-il estimé.

"Droits indéniables"

Le président iranien Hassan Rohani, qui a pris ses fonctions début août, a déclaré la semaine dernière que l'Iran était prêt à des "discussions sérieuses sans perte de temps". Il a néanmoins souligné que son gouvernement ne renoncerait pas aux "droits indéniables" de Téhéran en matière nucléaire.

Les grandes puissances croient que le programme nucléaire iranien est utilisé pour développer la bombe nucléaire, alors que Téhéran ne cesse d'affirmer qu'il n'a que des objectifs pacifiques.