Orion a bien atterri dans le Pacifique après sa mission en orbite

Deux petits tours et puis s'en vont. La capsule Orion, lancée ce vendredi par la NASA, a bien amerri dans l'océan Pacifique après quatre heures et demi de vol autour de la Terre.
07 août 2015, 14:31
/ Màj. le 20 oct. 2015 à 10:39
Orion s'est posée en douceur dans l'océan Pacifique après quatre heures et demi de vol.

La capsule américaine Orion s'est posée en douceur dans l'océan Pacifique vendredi. Ce premier vol d'essai a parfaitement réussi, a indiqué la Nasa. Non-habité, il aura duré près de 4 heures et demie.

Orion a été lancée à l'aube (13h05 en Suisse) de la base de l'US Air Force de Cap Canaveral. Elle a amerri à mille kilomètres à l'ouest des côtes mexicaines de la Basse-Californie, freinée par trois immenses parachutes. Il s'agit du premier vaisseau américain depuis Apollo, capable de transporter des astronautes au-delà de l'orbite terrestre et un jour vers Mars.

Deux tours de la Terre

Le vaisseau de 8,6 tonnes a la même forme que la capsule Apollo partie à la conquête de la Lune en 1969. Il a effectué deux tours de la Terre, dont le second à 5800 km d'altitude.

Après une ascension de 17 minutes, Orion s'est placée sur une orbite terrestre basse. Il a ensuite atteint, 2 heures et 48 minutes plus tard, la plus haute altitude de son périple, puis s'est détaché du deuxième étage de Delta IV et du module de service. Il s'est ainsi préparé à son retour dans l'atmosphère terrestre.

Plus de 32'000 km/h

Etant donné l'orbite sur laquelle Orion évoluait, le vaisseau a pu effectuer son entrée dans l'atmosphère terrestre à plus de 32'000 km/h. Cela représente environ 84% de la vitesse d'une capsule revenant de la Lune. Elle s'est posée sur l'océan seulement dix minutes plus tard.

Après son amerrissage, Orion devait être hissée sur le pont du USS Anchorage, un navire de transport amphibie. Il la transportera ensuite jusqu'au port de San Diego en Californie.

Test de résistance

Ce vol était principalement destiné à tester le bouclier thermique du vaisseau, qui doit résister à des températures de 2200 degrés, ainsi que ses parachutes et ses ordinateurs de bord. Il y a aussi 1200 capteurs à bord pour mesurer les vibrations, les radiations, le niveau de bruit et la température. Une anomalie technique avait reporté le lancement de 24 heures.