Paris connaît son pic de pollution hivernal le pire depuis dix ans

Plus long et plus intense, le pic de pollution que connaît Paris et sa région depuis une semaine est le pire depuis dix ans. Le centre-est de la France est également touché.
07 déc. 2016, 12:29
/ Màj. le 07 déc. 2016 à 12:36
La tour Montparnasse, à Paris, prisonnière de la pollution.

Paris et sa région subissent depuis une semaine le pic de pollution hivernal le plus intense et le plus long depuis au moins 10 ans, a affirmé mercredi Airparif. La pollution concernait aussi mardi Lyon (centre-est) et les régions voisines de Chambéry et Annecy.

 

 

Ce pic est dû à une recrudescence d'émissions de particules, liées surtout au chauffage au bois et au trafic, conjuguée à la prolongation de conditions météo favorables à leur maintien près du sol (peu de vent, contraste de températures), explique Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air dans la capitale française.

Le "dépassement du seuil d'alerte pour la pollution aux particules", soit une concentration supérieure à 80 microgrammes/m3 de particules fines dans l'air, dure depuis plus d'une semaine. Il devrait se prolonger jeudi, selon Airparif. Jeudi dernier a été la journée record pour la pollution, avec des concentrations maximales de 146 microgrammes/m3.

Transports publics gratuits

Pour la quatrième fois en vingt ans, les autorités françaises ont imposé mardi et mercredi un dispositif de circulation alternée à Paris et sa banlieue pour tenter de lutter contre cette pollution. Seuls les véhicules, dont le numéro sur la plaque d'immatriculation est pair, ont pu circuler mardi, et ceux à numéro impair mercredi, ainsi que ceux qui font du covoiturage ou bénéficient d'une dérogation.

 

Parmi les autres mesures prises à Paris et dans la région parisienne: gratuité des transports publics, limitations de vitesse sur les grands axes routiers et obligations de contournement pour les poids-lourds en transit.

Les particules fines sont particulièrement nocives pour la santé. Elles peuvent générer des cancers, de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires. Le dioxyde d'azote NO2, que rejettent surtout les moteurs diesel, favorise, lui, l'asthme, voire les affections pulmonaires chez l'enfant.