Patrimoine de l'UNESCO: la moitié des sites menacée par l'activité humaine

La moitié des sites classés au patrimoine mondial de L'UNESCO est mise a mal par l'activité humaine, déplore le WWF, qui va plus loin que l'UNESCO elle-même. Sont notamment concernées les forêts humides de Madagascar et la réserve animalière deTanzanie.
06 avr. 2016, 08:04
/ Màj. le 06 avr. 2016 à 08:10
Classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, les forêts humides de Madagascar ne sont pas épargnées par l'activité humaine.

La moitié des sites du patrimoine mondial naturel sont menacés par des activités telles que l'exploration pétrolière et minière ou la déforestation, a alerté mercredi le WWF. Parmi eux figurent les forêts humides de Madagascar, la réserve animalière en Tanzanie ou le récif de Belize. "Sur les 229 sites naturels inscrits au patrimoine mondial, 114 sont concernés par des activités industrielles néfastes", écrit le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un rapport publié mercredi ("Protéger les hommes en préservant la nature").

Les conclusions du WWF sont plus alarmantes que celles du comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, qui classe 18 sites naturels comme étant "en danger". "C'est vertigineux, nous essayons de lancer un signal d'alarme", a déclaré Marco Lambertini, directeur général de l'ONG. "Nous ne sommes pas opposés au développement, mais nous sommes contre le développement mal planifié".

"Entre autres activités néfastes qui sont souvent le fait de multinationales et de leurs filiales, on peut citer l'exploration et l'extraction pétrolière et gazière, l'exploitation minière, l'exploitation forestière illégale, la création de grandes infrastructures, la surpêche et la surexploitation des ressources en eau", résume le WWF.

 


 

Aucun continent épargné

Aucun continent n'est épargné par le classement du WWF qui appelle gouvernements et entreprises à agir en faveur d'un futur durable pour tous ces lieux exceptionnels. L'UNESCO, qui a labellisé les sites après une demande émanant des Etats, n'a pas le pouvoir de contraindre les gouvernements à les protéger.